Simulateur du cumul auto-entrepreneur et indemnités chômage (ARE)
Vous venez de perdre votre emploi et vous vous demandez si lancer votre auto-entreprise va vous faire perdre vos allocations chômage ? 🤔 Vous vous interrogez peut-être : « Puis-je vraiment cumuler l’ARE et une micro-entreprise ? Comment France Travail calcule mon allocation ? Vaut-il mieux choisir l’ARE ou l’ARCE ? » Rassurez-vous, vous êtes au bon endroit !
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Abattement forfaitaire, déduction de 70 %, report des jours non indemnisés, choix entre ARE mensuelle et capital… On vous explique tout le calcul du cumul auto-entrepreneur et ARE en 2026, avec des exemples chiffrés. Le simulateur ci-dessus vous donne déjà une estimation : cet article vous aide à en comprendre chaque ligne.
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Résumé de l’article
- Le cumul est possible en 2026 si vos droits à l’ARE sont ouverts et votre inscription à France Travail maintenue.
- France Travail déduit 70 % du revenu pris en compte (chiffre d’affaires après abattement de 34 %, 50 % ou 71 %) du montant de votre ARE.
- Les jours non indemnisés ne sont pas perdus : ils repoussent votre date de fin de droits.
- Depuis le 1er avril 2025, le maintien de l’ARE en cumul est plafonné à 60 % du capital de droits restant à la date de création.
- L’ARCE verse en capital 60 % des droits restants, en deux fois, mais met fin au versement mensuel de l’ARE.
Peut-on cumuler l’ARE et une auto-entreprise en 2026 ?
Oui, et le dispositif reste inchangé cette année. La création d’une micro-entreprise est considérée par France Travail comme une véritable voie de retour à l’emploi. Vous pouvez donc lancer votre activité sans renoncer à vos indemnités : elles seront simplement recalculées. Le mécanisme repose sur les articles L. 5425-1 et R. 5425-8 du Code du travail et sur la convention d’assurance chômage en vigueur.
Quelles conditions faut-il remplir ?
Trois conditions se cumulent pour toucher l’ARE en auto-entrepreneur. Vous devez d’abord disposer de droits à l’ARE ouverts à la suite d’une fin de contrat ouvrant droit à l’assurance chômage. Vous devez ensuite rester inscrit comme demandeur d’emploi auprès de France Travail, en catégorie active. Vous devez enfin déclarer votre chiffre d’affaires à chaque actualisation mensuelle. Aucun secteur n’est exclu : prestations de services, commerce, artisanat ou profession libérale non réglementée ouvrent tous droit au cumul.
Le cumul est-il limité dans le temps ?
Le cumul dure aussi longtemps que vos droits le permettent. L’activité indépendante ne prolonge pas la durée initiale, mais elle vous fait consommer vos droits plus lentement, grâce à la réduction partielle plutôt qu’à la suppression totale de l’allocation. La durée maximale d’indemnisation, issue de la convention du 15 novembre 2024 (applicable depuis le 1er janvier 2025), a vu ses bornes d’âge décalées de deux ans au 1er avril 2025. Elle est désormais de 18 mois pour les moins de 55 ans, 22,5 mois pour les 55-56 ans et 27 mois à partir de 57 ans. Le versement s’arrête lorsque vos droits sont épuisés, lorsque vos revenus dépassent votre salaire de référence, ou lorsque le plafond de cumul est atteint.
ⓘ Bon à savoir :
Depuis le 1er avril 2025, le maintien de l’ARE en cumul est plafonné à 60 % du capital de droits restant à la date de création de votre activité. En parallèle, le total « ARE versée + revenus d’activité » d’un mois ne peut pas dépasser le salaire journalier de référence qui a servi à calculer votre allocation.
Comment France Travail calcule votre ARE en cumul ?
Le calcul se déroule en trois temps : un abattement sur le chiffre d’affaires, une déduction de 70 % du revenu obtenu, puis le report des jours non indemnisés. L’allocation n’est jamais calculée sur le chiffre d’affaires brut, ce qui change tout. Voici chaque étape en détail.
Comment s’applique l’abattement forfaitaire sur le chiffre d’affaires ?
France Travail applique d’abord un abattement forfaitaire sur votre chiffre d’affaires déclaré, selon les articles 50-0 (activités BIC) et 102 ter (activités BNC) du Code général des impôts. L’abattement forfaitaire représente la part de charges estimée de votre activité. Son taux dépend de la nature de votre activité :
- 71 % pour l’achat-revente de marchandises et la fourniture de logement ;
- 50 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales (BIC) ;
- 34 % pour les professions libérales (BNC).
Le montant obtenu après abattement est ce que France Travail appelle le revenu pris en compte. C’est lui, et non votre chiffre d’affaires, qui sert de base au calcul suivant.
Comment fonctionne la déduction de 70 % ?
France Travail retranche ensuite 70 % de ce revenu pris en compte du montant de votre ARE mensuelle. Autrement dit, 30 % de vos revenus d’activité seulement viennent réduire réellement votre allocation. C’est ce qui rend le cumul avantageux : chaque euro gagné ne vous fait pas perdre un euro d’indemnité. La règle est issue de la convention d’assurance chômage du 15 novembre 2024, applicable depuis le 1er janvier 2025 (convention 2025-2028).
ⓘ Bon à savoir :
La formule à retenir : ARE versée = ARE mensuelle – (70 % × revenu pris en compte). Le revenu pris en compte correspond à votre chiffre d’affaires du mois diminué de l’abattement forfaitaire de votre activité.
Que deviennent les jours non indemnisés ?
La part d’ARE que vous ne touchez pas un mois donné n’est pas perdue. France Travail la convertit en jours d’indemnisation qui font l’objet d’un report dans le temps. Ces jours reculent votre date de fin de droits et allongent d’autant la durée totale de votre indemnisation. C’est la logique du dispositif : plus votre activité génère de revenus, moins vous consommez vite votre capital de droits, et plus longtemps vous restez couvert en cas de coup dur.
Exemple de calcul du cumul ARE et micro-entreprise en 2026
Rien ne vaut un cas concret pour comprendre. Prenons une ARE mensuelle de référence de 1 200 euros et un chiffre d’affaires encaissé de 2 000 euros sur le mois. Le résultat change nettement selon la nature de l’activité.
Exemple pour une prestation de services libérale
Pour une profession libérale (BNC), l’abattement est de 34 %. Le calcul se déroule ainsi :
- revenu pris en compte : 2 000 € – 34 % = 1 320 € ;
- déduction de 70 % : 1 320 € × 0,70 = 924 € ;
- ARE versée : 1 200 € – 924 € = 276 €.
Ce mois-là, vous percevez 276 € d’ARE en plus de vos 2 000 € de chiffre d’affaires. Les 924 € d’allocation non versés sont convertis en jours reportés, qui repoussent votre fin de droits.
Exemple pour une activité d’achat-revente
Pour une activité d’achat-revente, l’abattement grimpe à 71 %, ce qui réduit fortement le revenu pris en compte :
- revenu pris en compte : 2 000 € – 71 % = 580 € ;
- déduction de 70 % : 580 € × 0,70 = 406 € ;
- ARE versée : 1 200 € – 406 € = 794 €.
À chiffre d’affaires identique, l’activité d’achat-revente conserve donc une allocation bien plus élevée, car son abattement est plus important. Ces montants restent des estimations avant prélèvements sociaux : pour votre situation exacte, appuyez-vous sur le simulateur en haut de page.
ARE mensuelle ou ARCE : que choisir en 2026 ?
Au moment de créer votre entreprise, France Travail vous laisse le choix entre deux options exclusives : conserver l’ARE mensuelle et la cumuler, ou percevoir vos droits en capital via l’ARCE. Le bon choix dépend surtout de votre besoin de trésorerie au démarrage.
Comment fonctionne l’ARCE en 2026 ?
L’aide à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE) vous verse 60 % de vos droits ARE restants sous forme de capital, en deux fois : une première moitié au démarrage de l’activité, puis le solde environ six mois plus tard, sous conditions de poursuite. Une retenue de 3 % au titre du financement des retraites complémentaires s’applique sur le capital. Ce taux de 60 % concerne les droits ouverts depuis le 1er juillet 2023. Choisir l’ARCE, c’est renoncer au versement mensuel de l’ARE. Vous pouvez consulter les conditions officielles de l’ARCE sur le site du service public pour vérifier votre éligibilité.
Faut-il préférer le maintien de l’ARE ou le capital ?
Optez pour le maintien de l’ARE si vous avez besoin d’un revenu régulier et si votre activité risque de démarrer lentement : c’est un filet de sécurité mois par mois. Préférez l’ARCE si vous avez besoin de liquidités immédiates pour investir (matériel, stock, communication) et si vous êtes confiant dans la rentabilité rapide de votre projet. Bonne nouvelle en cas d’échec : si votre activité s’arrête, vous pouvez récupérer les droits ARE non consommés en vous réinscrivant à France Travail.
Quelles démarches pour cumuler ARE et auto-entreprise ?
Le cumul ne s’active pas tout seul. Il repose sur deux réflexes : signaler votre activité à France Travail et déclarer votre chiffre d’affaires avec rigueur, chaque mois.
Comment déclarer votre activité et votre chiffre d’affaires ?
Vous devez informer France Travail de la création de votre micro-entreprise, puis déclarer le chiffre d’affaires encaissé à chaque actualisation mensuelle. Attention : cette actualisation reste mensuelle même si vous déclarez votre chiffre d’affaires à l’URSSAF tous les trimestres. Un chiffre d’affaires nul se déclare aussi. Toute omission est considérée comme une fraude et expose à un remboursement d’indu. Pour éviter les erreurs, un logiciel de facturation gratuit comme Indy vous aide à suivre vos encaissements et à retrouver vos montants en un coup d’œil.
Peut-on cumuler l’ARE avec l’ACRE ?
Oui, les deux dispositifs sont parfaitement compatibles, et c’est l’une des combinaisons les plus avantageuses pour un demandeur d’emploi. L’ACRE réduit vos cotisations sociales pendant douze mois, pendant que l’ARE complète vos revenus. Vous allégez ainsi vos charges et sécurisez votre trésorerie sur la même période de démarrage.
ⓘ Bon à savoir :
Depuis le 1er janvier 2026, la demande d’ACRE n’est plus automatique : vous devez la déposer auprès de l’URSSAF dans un délai de 60 jours suivant le début d’activité. À partir du 1er juillet 2026, le taux d’exonération ACRE passe de 50 % à 25 % pour les nouvelles demandes de micro-entrepreneurs. Les bénéficiaires dont la demande a été déposée avant cette date conservent le taux de 50 % jusqu’à la fin de leur période d’exonération.
FAQ sur le cumul ARE et auto-entrepreneur
Faut-il déclarer son chiffre d'affaires à France Travail chaque mois ?
Oui. La déclaration est mensuelle lors de votre actualisation, même si vous déclarez votre chiffre d'affaires à l'URSSAF tous les trimestres. Un chiffre d'affaires nul doit aussi être déclaré. Une omission est assimilée à une fraude et peut entrainer le remboursement des sommes indument perçues.
Le cumul ARE et auto-entreprise a-t-il un plafond de revenus ?
Oui. Le total ARE versée plus revenus d'activité d'un mois ne peut pas dépasser votre salaire journalier de référence. Depuis le 1er avril 2025, le maintien de l'ARE est en outre plafonné à 60 pour cent du capital de droits restant à la date de création de l'activité.
Combien de temps peut-on toucher l'ARE en auto-entrepreneur ?
Jusqu'à épuisement de vos droits. Depuis le 1er avril 2025, la durée maximale est de 18 mois avant 55 ans, 22,5 mois entre 55 et 56 ans et 27 mois à partir de 57 ans. L'activité ne prolonge pas ces droits, mais vous les consommez plus lentement grace à la réduction partielle.
L'ARCE est-elle soumise à des prélèvements ?
Le capital versé au titre de l'ARCE fait l'objet d'une retenue de 3 pour cent destinée au financement des retraites complémentaires. Ce versement n'est pas exonéré d'impôt sur le revenu. Pour votre situation fiscale précise, rapprochez-vous de France Travail ou de l'administration fiscale.
