Mon-AutoEntreprise rejoint Indy pour continuer à vous simplifier la vie

Si vous lisez ces lignes, il y a de fortes chances que vous ayez appris la nouvelle ailleurs. Par email, sur LinkedIn, dans le groupe Facebook, ou par bouche-à-oreille. Et vous cherchez ici plus d’explications, ou tout simplement des réponses à vos questions pour savoir ce que ça va changer pour vous.
Bienvenue. Cet article est pour vous.
Mon-AutoEntreprise rejoint Indy. Une belle étape après 8 ans passés à tout mettre en œuvre pour simplifier votre quotidien et celui de milliers d’auto-entrepreneurs.
Pour dire les choses franchement et en toute transparence, on a décidé de vendre Mon-AutoEntreprise (et AEcademy) à Indy : les sites, le logiciel, notre formation AEcademy, et tout ce qui va avec. On confie tout ce qu’on a construit pendant 8 ans à une équipe qui a les épaules pour continuer la mission dans un contexte qui change vite.
💡 Résumé de l’article
L’essentiel à retenir en 30s concernant notre rachat par Indy
✅ Mon-AutoEntreprise rejoint Indy, Plateforme Agréée par la DGFiP pour la facturation électronique.
✅ Le logiciel est maintenu jusqu’au 30 juin 2026 pour que vous puissiez exporter toutes vos données.
✅ Tout le reste ne change pas : le site, le groupe d’entraide, les formations ou accompagnements en cours.
✅ Lucas et moi restons engagés aux côtés des équipes d’Indy pendant toute la phase de transition.
✅ Vos questions sont les bienvenues : dans le groupe Facebook ou par email à contact@mon-autoentreprise.fr.
✅ Indy a rédigé une FAQ détaillée pour répondre à vos principales questions : consultez-la ici.
Et on avait envie de vous expliquer cette décision comme on l’expliquerait à un ami entrepreneur autour d’un café. Pas en jargon de communiqué. Pas en bullet points de pitch. Juste, posément : d’où on vient, ce qu’on a fait, pourquoi on vend maintenant, ce qui change pour vous, ce qui reste, et qui prend le relais.
Si vous avez le temps, prenez-le. L’article est long (on a 8 ans à raconter). Si vous êtes pressé, sautez directement à la section Concrètement, ce qui change (ou pas) pour vous plus bas. Le reste est là pour ceux qui veulent comprendre, (re)découvrir notre histoire, ou simplement nous accompagner sur cette dernière ligne droite.
ⓘ Petite note avant de commencer :
C’est Thomas qui prend la plume pour cet article. Quand vous lisez « on » ou « nous », il s’agit de Lucas et moi. Quand vous lisez « je », c’est moi.
Sommaire
Tout a commencé en 2018 dans un garage à La Garde (83)
L’histoire démarre en 2018, à côté de Toulon dans le Var. À l’époque, je travaillais en cabinet d’expertise comptable, après une première expérience à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Var. Lucas, mon ami depuis le lycée, préparait son concours d’avocat après être rentré d’un long périple entre Asie et Australie.
Deux idées complémentaires, une ambition commune
On avait 26 ans. On était jeunes (et très certainement un peu naïfs aussi). Avec 10 000 € chacun, en partie empruntés aux parents, sans carnet d’adresses dans l’écosystème legaltech (ou même tech tout court), sans investisseur derrière nous ni levée de fonds. Juste deux convictions complémentaires et une ambition commune.
La mienne, après 3 ans à accompagner des entrepreneurs : j’avais vu trop d’auto-entrepreneurs talentueux dans leur métier renoncer parce que l’administratif les avait usés avant que l’activité ait pu donner ses fruits.
Celle de Lucas : simplifier les démarches autour de la création d’entreprise, car bien que juriste et en préparation du concours d’avocat, il les trouvait opaques et complexes.
Notre ambition : permettre à celles et ceux qui veulent entreprendre de le faire facilement et sereinement, sans avoir à se soucier de l’administratif, du juridique ou de la compta. En gros, vous permettre de nous déléguer tout ça pour pouvoir rester focus sur ce que vous faites de mieux et là où est votre vraie valeur ajoutée : votre métier. Le vrai. Celui pour lequel vous avez eu envie de vous mettre à votre compte.
Un projet naît du terrain, dans un garage
Le garage des parents de Lucas. Deux fauteuils dépareillés. Un peu de café, beaucoup de motivation (et parfois l’inverse), et l’idée naïve qu’on allait faire bouger les lignes, sans trop savoir comment. Comme à peu près tous les entrepreneurs qui se lancent : on improvise plus qu’on planifie, on apprend en faisant, on s’accroche, on teste, on échoue, et on recommence. Encore et encore.
Pendant 4 ans, on ne s’est pas versé 1 centime. On rémunérait nos alternants, sans pouvoir se rémunérer nous-même. On tenait sur nos économies, sur le bouche-à-oreille qui commençait à faire son œuvre, et sur l’énergie qu’on mettait dedans. C’est aussi ça, l’entrepreneuriat sans filet de sécurité.
Et je sais que nombreux d’entre vous se reconnaîtront dans ces débuts un peu chaotiques. C’était notre point commun avec vous, dès le départ : on n’était pas une boîte parisienne sortie d’école de commerce avec un fonds d’amorçage, mais deux gars du Sud déterminés qui essayaient de construire quelque chose, sans filet, en se débrouillant, dans le garage des parents.

Le fameux garage transformé en bureaux (vous remarquerez une simple planche de bois posée sur des tréteaux), Lucas à droite et moi à gauche
8 ans à oser, apprendre et grandir à vos côtés
Cette aventure, c’était notre première expérience entrepreneuriale à tous les deux. On apprenait sur le tas, comme on dit. Tout n’était pas parfait, les méthodes étaient artisanales, mais pourtant, vu de l’extérieur, on n’avait rien à envier aux autres. Le fameux « fake it until you make it ».
Voici quelques exemples de réussites et d’anecdotes de ces 8 ans.
Quelques faits d’armes et anecdotes sur Mon-AutoEntreprise
On a été jury d’un concours de Startup (organisé par l’ancien fondateur de la Fédération Nationale des Auto-Entrepreneurs, Didier Barbet) alors même qu’on démarrait tout juste notre aventure.
On a longtemps été premier sur de nombreuses requêtes stratégiques sur Google, comme « logiciel auto-entrepreneur » par exemple. Mais à l’époque, notre logiciel n’était qu’un MVP qu’on ne commercialisait même pas.
Je suis monté dans les bureaux de la direction de l’Acoss (la caisse nationale des Urssaf) pour signer un partenariat afin que Mon-AutoEntreprise intègre la phase bêta de l’API de télédéclaration auto-entrepreneurs (pour faire les déclarations de CA directement depuis notre logiciel). La même API qui est maintenant devenue un standard du marché des outils de gestion pour auto-entrepreneurs.

Signature officielle dans les bureaux de l’Acoss pour le déploiement en version bêta de l’API de télédéclaration auto-entrepreneur
On a aussi fait partie du groupe de travail invité à Bercy pour aider à définir les contours et les grandes lignes du cahier des charges du fameux Guichet Unique des formalités d’entreprises. Vous savez, la plateforme gérée par l’INPI sur laquelle les entreprises doivent effectuer toutes leurs démarches de création, modification ou radiation depuis 2023 ?!
Même Bruno Le Maire, à l’époque Ministre de l’Économie, a testé notre logiciel, lors du Salon des Entrepreneurs (devenu Go Entrepreneurs) à Paris ! Je nous revoie encore à côté, entourés de journalistes, en costard, à essayer d’avoir l’air à l’aise… Comment on en est arrivés là ? Aucune idée. Mais on y était.

Moi, très à l’aise, en train d’expliquer à Bruno Le Maire comment on simplifie la vie des auto-entrepreneurs au Salon des Entrepreneurs de Paris en 2019
Ce qu’on a réussi grâce et avec vous
Et puis il y a aussi nos réussites avec vous :
- +10 000 auto-entrepreneurs nous ont fait confiance : que ce soit pour créer, pour gérer, pour facturer, ou pour avoir des réponses claires à leurs questions qu’ils ne trouvaient nul par ailleurs ;
- La création d’une des plus grandes communautés d’entraide entre indépendants en France, où vous êtes près de 120 000 à nous avoir rejoint ;
- Plusieurs centaines d’entrepreneurs formés via AEcademy, notre organisme de formation certifié Qualiopi ;
- Des guides et tutos téléchargés par +100 000 auto-entrepreneurs pour vous aider à mieux comprendre le statut et certaines démarches.
Nos services, vous les avez adoptés. Vous les avez même adulés. Avec nous, « vous en aviez pour votre argent ». Et vous nous l’avez fait savoir : une note moyenne de 4,7/5 sur plus de 1200 avis !

Un atelier organisé chez notre partenaire l’Archipel (coworking à Toulon) sur la gestion d’une micro-entreprise
La dure réalité de l’entrepreneuriat : toujours savoir se relever et rebondir
Entre ces coups d’éclat, il y a eu aussi des moments où on a cru que tout allait s’arrêter.
Je pense notamment à cette nuit du 10 mars 2021, une semaine après le lancement de la première version payante de notre logiciel. On arrive un matin au bureau, le logiciel est « down ». On regarde, on cherche, on ne comprend pas tout de suite d’où vient le problème. Et puis vers 9h, on découvre la nouvelle : le datacenter d’OVH à Strasbourg, où étaient hébergés nos serveurs, est en feu. Plusieurs jours d’attente, communication minimale (voire inexistante) d’OVH, jusqu’à récupérer nos sauvegardes et remettre le service en ligne. Une semaine après l’avoir lancé. Vous imaginez l’humeur du binôme à ce moment-là.
On a traversé cette épreuve. Comme on a traversé le Covid. Comme on a traversé les réformes successives sur le financement de la formation, les durcissements administratifs, l’arrivée de concurrents bien mieux financés que nous.
On a dû apprendre à se relever à chaque fois, et à rebondir. Heureusement, mes 3 titres de champion de France de trampoline m’ont appris l’art du rebond !
Même si on n’a pas pris la première place du podium avec Mon-AutoEntreprise, on sait qu’on a contribué, à notre échelle, à élargir le terrain pour celles et ceux qui veulent se lancer sans avoir à se transformer en comptables.
Et c’est exactement ce qu’Indy va continuer à faire, à plus grande échelle, à partir de maintenant. Quelque part en notre nom, mais surtout en votre nom, celui des indépendants.
C’est vous, les indépendants, qui avez façonné Mon-AutoEntreprise à votre image
Le vrai cœur de Mon-AutoEntreprise, ce n’est pas l’API Urssaf. Ce n’est pas notre contribution à Bercy pour le Guichet Unique. Ce n’est pas d’avoir fait tester le logiciel à Bruno Le Maire.
C’est vous, les indépendants.
L’une des plus grandes communautés d’entraide de France
La communauté d’entraide Facebook, qu’on a créé dans la foulée du site, compte aujourd’hui près de 120 000 membres. Pas une audience captive : une communauté vraie, qui s’entraide chaque jour, dans laquelle des indépendants s’aident mutuellement à créer leur statut, à débloquer un problème URSSAF, à comprendre les réformes successives annoncées par le gouvernement.
Pendant 8 ans, on ne s’est jamais approprié cette communauté. On a simplement essayé d’en être les modérateurs les plus utiles possibles, de créer un endroit d’entraide, de bienveillance et d’échange, où chacun puisse poser ses questions sans gêne. On voulait qu’aucun indépendant ne se sente seul dans son aventure. Le reste, vous l’avez fait.
Des services et outils adaptés grâce à vos retours terrain
Vous nous avez beaucoup appris au fil des années. Vos questions au quotidien nous ont fait comprendre les vraies galères des indépendants : celles que personne ne raconte dans les magazines de l’entrepreneuriat, qu’aucun « gourou de LinkedIn » n’ose avouer. Vos retours sur nos contenus, nos services, nos formations nous ont permis d’imaginer ce qui pouvait vraiment vous faciliter la vie.
Vos partages, vos remerciements, vos messages, et même des invitations à dîner ou à boire un verre, partout en France, de la part de certains qui voulaient nous rencontrer en personne. Des entrepreneurs qui prenaient le temps d’écrire pour nous dire que sans nous, ils ne se seraient jamais lancés. Un client suivi qui a économisé plusieurs dizaines de milliers d’euros en deux ans grâce à nos conseils, et qui ne voulait pas changer de statut juridique pour pouvoir continuer à être accompagné par nous.
Ces messages-là, on les a tous gardés. Ils nous ont fait tenir face aux galères et à l’incertitude.
Si Mon-AutoEntreprise est devenue ce qu’elle est aujourd’hui, c’est en grande partie grâce à vous. Vous en êtes la raison d’être autant que les bâtisseurs.
Pourquoi vendre maintenant, après 8 ans ?
La question, on se l’est posée mille fois avant de pouvoir y répondre. Et la réponse, en vérité, elle tient en deux temps : un temps « business », un temps « perso ». Les deux ont fini par converger, à la même période, pour dire la même chose. C’est ce qui a déclenché la décision.
Le contexte business a basculé
Vous le savez sans doute : la facturation électronique arrive. Le premier palier tombe dès septembre 2026. Toutes les entreprises, y compris les micro-entreprises, devront pouvoir recevoir des factures électroniques via une Plateforme Agréée par la DGFiP qu’elles auront choisie. Et en septembre 2027, les auto-entrepreneurs devront aussi émettre des factures électroniques conformes et faire de l’e-reporting de leurs recettes.
C’est une transformation profonde qui nous impacte autant que vous. Devenir Plateforme Agréée par la DGFiP est un cycle d’investissement long et coûteux. Il faut se conformer à un cahier des charges très lourd et obtenir certaines certifications obligatoires. Il faut une équipe produit et tech élargie. Il faut une équipe support solide. Il faut des moyens financiers stables, pas adossés au CA du mois courant.
À notre échelle, deux fondateurs, deux développeurs en alternance, sans levée de fonds, on aurait pu continuer en passant en mode « survie ». Mais ce n’est pas comme ça qu’on a appris à travailler depuis 8 ans. On n’a pas voulu rogner sur la qualité.
En parallèle, le marché des services aux indépendants se consolide à grande vitesse. Les acteurs s’agrègent et lèvent des fonds importants. Les standards montent, vos attentes aussi. Continuer seuls aurait voulu dire continuer en deçà de ce qu’on s’était fixé pour vous depuis le départ.
Quand on en a parlé entre nous, Lucas et moi, pendant des mois, on a fini par arriver à la même conclusion : si on ne pouvait plus emmener Mon-AutoEntreprise au niveau que la suite exigeait, il fallait avoir l’honnêteté de transmettre. Pas dans deux ans, quand le retard serait là. Maintenant, pendant que tout fonctionne bien, depuis une position de force.
C’est une décision d’entrepreneur. Pas facile. Mais juste et lucide.
La rencontre avec Indy
On en a d’abord parlé à notre expert-comptable, Maxime Faury, du cabinet CMF Conseil & Expertise, à La Valette-du-Var. Maxime nous suit depuis le premier euro déclaré, il connaît Mon-AutoEntreprise comme sa poche. C’est lui qui nous a mis en relation avec Vincent Bernot, du côté d’Indy.
Quelques rendez-vous plus tard, l’évidence était là : mêmes valeurs, même vision, même boussole que nous depuis le premier jour : simplifier la vie des indépendants et rendre l’entrepreneuriat plus accessible.
Indy, c’est aussi une équipe outillée et prête pour la suite : Plateforme Agréée par la DGFiP, infrastructure technique solide, capacités produit éprouvées, expérience d’accompagnement à grande échelle. Tout ce qu’il faut pour porter la suite de la mission, à une échelle qu’on ne pouvait plus atteindre seuls.
Bref, des gens dont on était sûrs qu’ils traiteraient bien ce qu’on leur confiait. Au moins aussi bien que nous pendant 8 ans.
Côté perso : devenir père change tout
L’année dernière, Lucas et moi sommes devenus pères. À six mois d’intervalle. Deux petites filles. Deux mondes qui s’ouvrent.
On a aussi vécu, comme beaucoup à notre âge, des moments difficiles qu’on aimerait ne jamais devoir vivre un jour : la perte de proches qui comptaient. Des moments qui rebattent les cartes. Qui font qu’on ne regarde plus le temps qui passe de la même manière.
Quand on devient père, et qu’on prend conscience que le temps n’est pas extensible, certaines évidences s’imposent. Pas du jour au lendemain. Lentement. Mais sûrement.
L’envie de poser le téléphone, vraiment. De ne plus répondre à un dernier email à 23h en se disant « allez, juste celui-là ». D’être rentré à temps pour le bain et le coucher de nos filles. De passer un dimanche midi en famille avec la tête là où le corps est posé, pas à moitié sur les factures en retard sur le bug remonté le vendredi à 17h.
L’envie, en fait, d’être plus présent à la maison, auprès de nos familles.
Cette décision de transmettre Mon-AutoEntreprise s’est construite à l’intersection de ces deux temps : le temps business qui demandait des moyens nouveaux, et le temps personnel qui demandait autre chose. Les deux ont fini par dire la même chose, au même moment.
C’est aussi ça l’entrepreneuriat : savoir prendre ce genre de décision. Être conscient de ses propres limites.
Un mot des fondateurs
« Cette première aventure entrepreneuriale a été riche en émotions, et pleine d’apprentissages. Je tiens à remercier toutes celles et ceux qui l’ont rendue possible, et particulièrement Lucas, sans qui rien de tout ça n’aurait existé. Ces 8 ans m’ont appris plus que n’importe quelle école : comment porter un projet sans filet, comment se relever quand ça vacille, comment faire confiance à son instinct plutôt qu’aux cours magistraux.
Je sens encore la larme de joie couler sur ma joue le jour où j’ai testé la toute première version du logiciel. Même si je quitte l’entrepreneuriat avec la vente de Mon-AutoEntreprise, ma volonté de simplifier la vie des entrepreneurs reste intacte, et mon envie de travailler en ce sens toujours aussi forte. Je continuerai à porter cette conviction sous une autre forme. La suite, prochainement. » — Thomas.
« Créer un logiciel de compta en ligne avec un Master en Droit pour seul bagage, sans expérience et avec peu de moyens : c’était un pari risqué. Sur le papier, ça sentait la mauvaise idée. Dans les faits, ce fut la meilleure décision de ma vie.
On a poussé le curseur du culot à fond : aider les gens à entreprendre sans jamais l’avoir fait soi-même, en créant un logiciel SaaS sans être développeur. Petit à petit, j’ai compris que notre mission dépassait l’outil : nous aidions des gens à oser, à se lancer sans filet… et j’étais l’expert de la thématique sans m’en rendre compte, parce que je vivais exactement ce qu’ils vivaient ! Le vrai frein n’est pas la réglementation : c’est la solitude du créateur face à ses doutes. Devenir ce détonateur, c’est ça notre fierté. S’il y a une chose à retenir : suivez cet instinct qui vibre en vous.
Merci à tous ceux qui ont donné vie à notre projet en donnant naissance au leur. » — Lucas.
Concrètement, ce qui change (ou pas) pour vous
C’est probablement la section que vous attendiez en arrivant ici. La voilà.
Que devient le logiciel de facturation Compta by Mon-AutoEntreprise.fr ?
Voici les choses à savoir dans cet ordre :
- Dans l’immédiat et jusqu’au 30 juin 2026 : votre compte continue à fonctionner exactement comme aujourd’hui. Vos factures, vos données, votre historique, tout reste accessible et sécurisé.
- À partir du 30 juin 2026 : le logiciel ne sera plus maintenu par Indy. Vous avez donc deux options à choisir avant cette date :
→ Option recommandée : basculer chez Indy. C’est l’option qu’on recommande, pour une raison simple : Indy est Plateforme Agréée par la DGFiP pour la facturation électronique. Que vous restiez auto-entrepreneur ou que vous changiez de statut, le logiciel suivra. Indy a préparé pour vous une FAQ détaillée ici qui explique pas à pas la migration. Grâce au code promo MONAE, vous bénéficiez de 2 mois offerts chez Indy.
→ Vous préférez explorer une autre solution ? C’est votre droit le plus strict, et on est là pour vous accompagner.
Quelle que soit votre décision, vous pouvez bien évidemment exporter l’intégralité de vos données depuis votre compte. Si vous rencontrez la moindre difficulté technique, écrivez à support@mon-autoentreprise.fr. Lucas et moi nous engageons à ce que personne ne reste bloqué ou dans l’incertitude. On est là pour vous accompagner d’ici le 30 juin.
Que deviennent la newsletter, le blog et les formations AEcademy ?
Les contenus utiles que vous receviez continuent. Désormais portés par les équipes d’Indy, qui reprennent le flambeau éditorial avec la même exigence de clarté.
Les articles déjà publiés sur le blog resteront en ligne et continueront à être maintenus et mis à jour au fil de l’évolution de la réglementation. Les élèves AEcademy en cours de formation poursuivent leur parcours dans les conditions prévues.
Que devient le groupe d’entraide sur Facebook ?
Le groupe reste en place et continue à vivre normalement.
Thalita, côté Indy, nous rejoint pour modérer le groupe pendant la phase de transition. Puis, une fois la transition terminée, les équipes d’Indy assureront la continuité de cette communauté.
Comment se passe la transition ?
Lucas et moi restons engagés aux côtés des équipes d’Indy pendant toute la phase de transition, à minima jusqu’au 30 juin et au-delà si nécessaire. On veille à ce que rien ne se perde dans le passage de relais, et à ce que chacun d’entre vous soit accompagné, sans exception.
On ne tourne pas la page en claquant la porte. On la tourne en s’assurant que vous êtes bien accompagnés pour la suite.
Si vous avez d’autres questions ou tout simplement envie de nous écrire, vous pouvez le faire sur ce mail que Lucas et moi-même regardons quotidiennement : contact@mon-autoentreprise.fr.
Le mail de notre équipe support est réservée aux questions plus techniques : si vous rencontrez d’éventuelles difficultés avec les exports de vos données depuis le logiciel par exemple. Voici l’email à utiliser dans ce cas : support@mon-autoentreprise.fr.
Et pour finir, un grand MERCI 🙏
On voulait prendre le temps de remercier celles et ceux sans qui Mon-AutoEntreprise n’aurait pas existé, ou pas de la même manière.
À notre équipe technique
Et plus particulièrement à Cristian, Kawther et Chuky (nos 3 alternants qui ont transformé notre logiciel ces dernières années) : c’est vous qui avez fait grandir notre techno, ligne par ligne, sprint par sprint. Vous nous avez aidés à construire un outil pensé pour les vrais besoins des indépendants, pas pour faire joli sur une plaquette commerciale.
Cristian et Kawther rejoignent désormais les équipes d’Indy : vous êtes en de très bonnes mains, et vous allez continuer à faire de belles choses pour les indépendants.
À l’équipe Indy
Côme Fouques, Vincent Bernot, et toute l’équipe Indy mobilisée sur cette opération : merci pour la qualité et la fluidité de nos échanges depuis le début. Pour la rigueur, la transparence et la bienveillance avec lesquelles vous avez accompagné cette transition. Pour les conditions exigeantes que vous avez acceptées de notre part sur la communauté, sur la continuité, sur le respect du travail accompli.
On vous savait pros, on vous a découvert humains et chaleureux. C’est un soulagement de savoir notre « bébé » entre de bonnes mains.
À tous nos partenaires
C’est aussi grâce à vous qu’on a pu faire grandir et rayonner Mon-AutoEntreprise dans les 4 coins de la France. Vous nous avez aidé à offrir tout ce dont avaient besoin les auto-entrepreneurs, à rencontrer notre audience, à faire connaître nos services et pour tout ça, merci.
Parmi eux : L’Archipel Coworking Toulon (les premiers 🫶), Monabanq, Propulse by CA, LeComparateurAssurance (groupe MeilleurTaux), Simplis, ou encore Orus (sans oublier tous les autres).
À Maxime Faury
Notre expert-comptable depuis le premier exercice. Tu nous as suivis depuis le premier euro déclaré, à travers chaque clôture, à travers chaque étape importante. Tu nous as fait gagner du temps et évité des erreurs sur des sujets où on n’aurait pas su quoi faire seuls. Et c’est toi qui as initié la mise en relation avec Indy. Merci pour ces 8 ans de partenariat dont on ressort grandis.
À Initiative Var
Pour le prêt d’honneur au démarrage. À l’époque où on n’avait que 10 000 € chacun, une idée et beaucoup d’audace, ce coup de pouce a permis à Mon-AutoEntreprise de tenir ses premiers mois. C’est exactement à ça que sert votre dispositif, et on en est la preuve. Merci.
À la famille de Lucas
Et notamment à ses parents, qui nous ont prêté leur « garage réaménagé » à La Garde pendant 5 ans, et nous ont apporté tout leur soutien, bien avant que quiconque ne croit au projet. Sans cet accueil, ce projet n’aurait pas démarré. Sans cette confiance, il n’aurait pas tenu.
À nos familles et compagnes respectives
Pour les nuits courtes. Pour les week-ends de travail. Pour les vacances annulées. Pour les présences distraites. Pour les périodes d’incertitude. Pour les fois où on rentrait tard et où on aurait dû être là plus tôt. Vous nous avez supportés (au sens propre comme au figuré) pendant 8 ans. Sans vous, on ne serait rien.
À vous, les indépendants
Nos clients, nos utilisateurs, nos élèves AEcademy, nos lecteurs, les 120 000 membres de notre groupe Facebook, toutes celles et ceux qui nous ont écrit, partagé, recommandé, parfois invité à dîner pour nous remercier (oui, ça compte autant que tout le reste).
C’est vous qui avez fait Mon-AutoEntreprise. Vraiment. Sans vous, sans vos questions, sans vos retours, sans cette confiance que vous nous avez accordé, ce projet serait resté une idée gribouillée sur un coin de table dans un garage du Var.
Du fond du cœur :

Pour conclure :
Si vous êtes arrivé jusqu’ici, merci d’avoir pris le temps de lire. C’est long, on sait. Mais on tenait à vous expliquer cette décision en détail, et pas en deux lignes survolées sur un communiqué de presse.
Mon-AutoEntreprise rejoint Indy. Une page se tourne, mais la mission continue, à plus grande échelle, dans de meilleures conditions, entre des mains qui en prendront soin.
Pendant toute la transition, on continue à vous accompagner. Vos questions sont les bienvenues, et notre réponse à toutes : on a fait ce qu’on pensait juste pour vous, pour la suite. Et on est fiers de ce qu’on a fait avec vous pendant 8 ans.
À très vite,
Thomas & Lucas