Les 15 nouveautés auto-entrepreneur 2026 : le guide complet (et chiffré) des changements
Quels sont les véritables changements et nouveautés pour les auto-entrepreneurs en 2026 ? Entre les annonces politiques contradictoires et les fausses informations qui circulent sur internet, on comprend bien que vous puissiez vous sentir perdu… Heureusement, nous sommes là pour faire le point complet !
Allons droit au but. Trois réformes majeures vont directement impacter votre micro-entreprise cette année :
- La hausse des plafonds de chiffre d’affaires (les anciens montants sont périmés) ;
- L’augmentation des cotisations sociales pour les professions libérales ;
- Le coup de rabot brutal sur l’ACRE pour les nouveaux créateurs dès juillet 2026.
Une bonne nouvelle pour commencer ? La fameuse baisse du seuil de TVA à 25 000 €, qui a tant fait trembler les indépendants l’année dernière, a finalement été purement et simplement annulée. Vous pouvez souffler sur ce point.
Dans ce guide complet, nos experts vous expliquent concrètement les impacts des réformes de 2026 qui changent les règles du jeu du statut auto-entrepreneur. Vous êtes prêts ? C’est parti pour le décryptage des nouveautés auto-entrepreneur 2026.
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Nos experts ont condensé les informations essentielles à retenir sur le régime auto-entrepreneur dans ce guide PDF gratuit de plus de 20 pages : les démarches de création, les différentes charges, les obligations comptables, les plafonds, etc.
💡 Résumé de l’article
Principaux changements pour les auto-entrepreneurs en 2026
✅ Les plafonds de CA augmentent et passent à 203 100 € pour les ventes et 83 600 € pour les prestations de services.
✅ Les taux de cotisations sociales des professions libérales augmentent de 1% et passent de 24,6% à 25,6%.
✅ Les seuils de TVA restent inchangés pour 2026 : 37 500 € pour les services et 85 000 € pour les ventes.
✅ L’exonération ACRE est rabotée et passe à 25% d’exonération dès juillet 2026 (au lieu de 50%)
✅ La facturation électronique entre en vigueur dès septembre : réception de factures électroniques obligatoire pour tous.
✅ La fiscalité des locations touristiques évolue : baisse importante des plafonds de CA et des abattements.
✅ Certaines choses ne changent pas cette année : seuils de TVA, taux de cotisations sociales (sauf BNC), etc.
Sommaire
Les nouveaux plafonds auto-entrepreneur 2026 : une bonne nouvelle
On peut encore lire sur de nombreux sites que les plafonds auto-entrepreneurs sont toujours à 188 700 € pour les ventes et 77 700 € pour les prestations de services. Oubliez ces chiffres, ils ne sont plus à jour depuis le 1er janvier 2026.
En effet, les plafonds de chiffre d’affaires du régime micro-entreprise sont réévalués tous les 3 ans. Les anciens plafonds étaient valables pour les années 2023, 2024 et 2025.
Pour la période 2026-2028, l’URSSAF a officiellement revalorisé les limites de chiffre d’affaires à ne pas dépasser. Et c’est une excellente nouvelle pour votre développement.
Les seuils de CA officiels de la micro-entreprise validés par l’URSSAF pour 2026-2028
Voici les seuls montants que vous devez mémoriser pour piloter votre activité cette année :
- 203 100 € de CA HT par an si vous faites de la vente de marchandises, de la restauration à emporter ou de l’hébergement (catégorie BIC) ;
- 83 600 € de CA HT par an si vous proposez des prestations de services (catégorie BIC) ou si vous exercez une profession libérale (catégorie BNC).
Vous cumulez deux activités ? La logique reste la même. Votre chiffre d’affaires global ne doit jamais dépasser 203 100 €, à l’intérieur duquel la partie « services » est limitée à 83 600 €.
Dépassement des seuils : la règle de tolérance vous protège pendant 2 ans
Votre activité décolle et vous sentez que vous allez franchir la ligne rouge ? Bravo. C’est le signe d’une entreprise en pleine santé.
Ne freinez surtout pas vos facturations par peur de perdre votre statut. Pour être exclu du régime de la micro-entreprise, il faut dépasser ces plafonds pendant deux années de suite.
Prenons un cas concret. Julien est développeur web freelance. En 2025, il a encaissé 75 000 €. En 2026, il signe un beau contrat récurrent et termine l’année à 85 000 €. Va-t-il basculer du jour au lendemain en entreprise individuelle classique ? Absolument pas.
Si Julien repasse sous la barre des 83 600 € en 2027, il conservera son statut d’auto-entrepreneur sans la moindre pénalité. Le basculement vers un régime réel (avec comptable obligatoire et charges calculées sur les bénéfices) ne se déclenche qu’en cas de dépassement pendant 2 années consécutives.
En revanche, s’il dépasse à nouveau 83 600 € de CA en 2027, alors il basculera dès le 1er janvier 2028 à un régime réel.
ⓘ ATTENTION !
Ne confondez pas le plafond du statut auto-entrepreneur avec le seuil de TVA. C’est l’erreur qui coûte cher à beaucoup d’indépendants. Si la tolérance de deux ans existe bien pour conserver votre régime micro-entreprise, ce n’est plus le cas pour la TVA.
Depuis une réforme récente, si vous dépassez le seuil de base de la TVA (37 500 € en services ou 85 000 € en vente), vous devenez automatiquement assujetti à la TVA dès le 1er janvier de l’année suivante. La tolérance de deux ans pour la TVA a été purement et simplement supprimée.
Hausse des cotisations sociales pour les auto-entrepreneurs en professions libérales (BNC)
C’est le sujet qui fâche. Personne n’aime voir ses charges augmenter. Si vous exercez une activité libérale, vous avez déjà subi une hausse progressive de vos cotisations sociales ces deux dernières années (juillet 2024 puis janvier 2025). En 2026, vous franchissez la dernière marche de cette réforme.
Combien l’URSSAF va-t-elle réellement vous prélever ? Faisons les comptes.
Le nouveau taux est fixé à 25,6% (et non 26,1%) depuis le 1er janvier 2026
Initialement, le taux prévu pour le 1er janvier 2026 était fixé à 26,1% pour les professions libérales non réglementées (affiliées au régime général). Cependant, il a été revu à la baisse et le gouvernement a limité la hausse des taux pour les auto-entrepreneurs en professions libérales en 2026.
Ainsi, depuis le 1er janvier 2026, le taux de cotisations sociales est passé à 25,6% du chiffre d’affaires pour les prestations de services libérales, au lieu de 24,6% (jusqu’au 31 décembre 2025).
L’objectif de cette augmentation est d’aligner les droits à la retraite des micro-entrepreneurs avec ceux des travailleurs indépendants « classiques ». Vous payez un peu plus aujourd’hui, mais vous validez de meilleurs droits pour votre retraite complémentaire demain.
ⓘ Bon à savoir :
À ces 25,6%, il faut toujours ajouter la Contribution à la Formation Professionnelle (CFP) qui s’élève à 0,2% du CA pour les auto-entrepreneurs qui exercent une activité libérale. Le taux global réellement prélevé par l’URSSAF sur votre CA est donc de 25,8%.
Un exemple chiffré de l’impact de cette hausse sur votre rentabilité
Les pourcentages, c’est abstrait. Regardons concrètement ce que ça change dans votre portefeuille.
Prenons le cas de Leïla, graphiste freelance, qui facture 1 000 € à un client.
- En 2025, avec l’ancien taux (24,6% + 0,2% de CFP), l’URSSAF lui prélevait 248 €.
- En 2026, avec le nouveau taux (25,6% + 0,2% de CFP), l’URSSAF lui prélève 258 €.
La différence nette ? Exactement 10 € de moins dans la poche de Leïla pour 1 000 € facturés. Sur une année complète à 30 000 € de chiffre d’affaires, cela représente un manque à gagner de 300 €.
Le conseil est simple. Profitez de ce changement d’année pour revoir légèrement vos tarifs à la hausse. Une augmentation de 2 à 3 % de votre taux journalier ou de vos forfaits absorbera totalement cette nouvelle charge.

Réduction de l’exonération ACRE pour les auto-entrepreneurs à partir de juillet 2026
Si vous avez prévu de créer votre micro-entreprise cette année, la réforme la plus violente pour votre portefeuille concerne l’ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise) pour les auto-entrepreneurs.
Il s’agit d’une aide permettant jusqu’ici de réduire vos cotisations sociales de moitié pendant un an. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 donne un grand coup de rabot sur ce dispositif d’aide à la création d’entreprise.
Le calendrier est serré. Selon votre date d’immatriculation, l’exonération ACRE sera divisée par 2 !
Le dispositif ACRE passe de 50% à 25% d’exonération pour les micro-entreprises
Vous envisagez de créer votre auto-entreprise en 2026 ? Vous avez tout intérêt à le faire avant le 30 juin (surtout si vous comptiez sur l’ACRE pour alléger vos charges la première année).
Cette aide va être rabotée dès le 1er juillet 2026, comme l’indique le site du Service Public. Le décret n° 2026-69 du 6 février 2026 est formel : au lieu de bénéficier d’une réduction de 50% de vos cotisations sociales, celle-ci passera à seulement 25%.
Ce même décret fixe désormais un délai de 60 jours pour faire votre demande d’ACRE à l’URSSAF, à compter de la date de début d’activité renseignée à l’INPI. Passé ce délai, c’est perdu.
Un exemple concret de l’impact de cette réforme sur le montant de vos cotisations sociales auto-entrepreneur en 2026
Les pourcentages, c’est bien. Mais parlons euros. Prenons Céline, qui touche l’ARE (chômage) et souhaite créer sa micro-entreprise de coiffure en 2026.
Si Céline décide de créer sa micro-entreprise le 1er avril 2026 :
Elle bénéficie du dispositif ACRE avant la réforme : 50% d’exonération pendant 4 trimestres civils. Son taux de cotisations est réduit à 10,6% (au lieu de 21,2%). Pour un CA de 30 000 €, l’URSSAF lui prélèvera un total de 3 180 € de cotisations sociales (hors CFP, taxes consulaires et impôts).
Si Céline crée sa micro-entreprise le 1er juillet 2026 :
Elle subit l’ACRE « rabotée » : 25% d’exonération seulement. Son taux passe à 15,9% (contre 10,6% avant le 1er juillet, et au lieu de 21,2%). Pour le même CA de 30 000 €, l’URSSAF lui prélèvera cette fois 4 770 € de cotisations.
La différence ? Un écart net de 1 590 € de cotisations à payer en plus pour la même année, simplement pour avoir décalé sa création de quelques mois !
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Urssaf et plateformes : la phase pilote du précompte des cotisations démarre en avril 2026
Vous travaillez avec des applications de livraison, de services à domicile ou de freelancing ? Une petite révolution se prépare pour vos déclarations. L’objectif de l’État est de vous simplifier la vie.
Dès janvier 2027, les plateformes avec lesquelles vous travaillerez devront prélever à la source vos cotisations sociales pour les reverser à l’Urssaf. Dès avril 2026, une phase pilote démarre avec 8 plateformes.
La phase pilote d’avril 2026 : comment ça marche concrètement ?
Le principe s’inspire directement du prélèvement à la source des salariés.
Aujourd’hui, la plateforme vous verse la totalité de votre prestation (après avoir déduit sa commission), et vous déclarez et payez vos cotisations à l’URSSAF le mois suivant ou le trimestre suivant.
Demain, la plateforme prélèvera directement le pourcentage de cotisations dû à la source, sur votre CA, pour le reverser immédiatement à l’État. Autrement dit, c’est la plateforme qui collectera directement vos cotisations pour le compte de l’Urssaf.
Résultat : vous toucherez votre rémunération nette de charges sociales. La plateforme, de son côté, se chargera de déclarer le chiffre d’affaires correspondant à votre place. Vous n’aurez plus à le saisir manuellement lors de votre déclaration périodique.
Un calendrier en deux temps
Ce système de prélèvement à la source des cotisations sociales sera obligatoire pour toutes les plateformes au 1er janvier 2027.
Toutefois, pour essuyer les plâtres, une phase de test grandeur nature démarre dès le 1er avril 2026. Elle concerne 8 plateformes pilotes volontaires (dont Uber Eats, Wecasa, StaffMe et Student Pop). Si vous travaillez avec l’une d’elles, attendez-vous à recevoir une communication de leur part très prochainement pour vous expliquer la bascule.
Pour plus de détails, consultez toutes les infos utiles sur le site de l’Urssaf.
L’entrée en vigueur de la facturation électronique dès septembre 2026
C’est incontestablement LE sujet qui génère le plus de stress cette année chez les indépendants. Le passage à la facturation électronique approche à grands pas, y compris pour les auto-entrepreneurs (même si vous n’êtes pas redevable de la TVA).
Mais rassurez-vous, dans les faits, ça ne va pas tout chambouler dans votre gestion et dans votre facturation. Vous allez simplement devoir utiliser un outil adapté et conforme à partir de septembre 2026.
Nouveauté dès septembre 2026 : la réception de factures électroniques devient obligatoire
C’est la seule vraie urgence de 2026. À partir du 1er septembre 2026, vous devez être capable de recevoir des factures au nouveau format électronique certifié.
Concrètement ? Vos fournisseurs (opérateur internet, grossiste, etc.) ne vous enverront plus de simples PDF par e-mail. Ils transmettront leurs factures via des Plateformes Agréées. Vous devrez disposer d’un compte sur un logiciel habilité pour les récupérer.
Seules les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire auront l’obligation d’émettre leurs factures dans un format électronique conforme à partir de septembre 2026.
En revanche, TOUTES les entreprises devront être en mesure de recevoir des factures électroniques dès cette année en septembre.
ⓘ ATTENTION !
Même les auto-entrepreneurs qui ne sont pas redevables de la TVA sont concernés par la réforme de la facturation électronique !
Une idée reçue très dangereuse laisse penser que les auto-entrepreneurs en franchise de TVA (non redevables) ne seraient pas concernés. C’est FAUX : même si vous ne facturez pas la TVA, la loi vous considère comme un professionnel assujetti (mais non-redevable). Vous avez donc l’obligation stricte de vous équiper pour recevoir ces nouvelles factures dès septembre 2026.

L’émission de factures électroniques conformes obligatoire à compter de septembre 2027 pour les auto-entrepreneurs
Soufflez un peu. Pour ce qui est d’émettre vos propres factures à vos clients professionnels (le B2B), l’obligation ne s’appliquera qu’au 1er septembre 2027 pour les auto-entrepreneurs.
Il en va de même pour le « e-reporting » (la transmission automatique de vos données si vous vendez à des particuliers). Vous avez donc encore plus d’un an pour faire évoluer votre façon de facturer vos clients.
ⓘ Bon à savoir :
L’État a officiellement abandonné la mise en place de son Portail Public de Facturation (PPF) qui devait être 100 % gratuit. Pour être en règle, deux options s’offrent désormais à vous :
- La Solution Compatible = un logiciel de facturation qui intègre nativement les services d’une plateforme agréée.
- La Plateforme Agréée (PA) = un opérateur indépendant, directement immatriculé et agréé par la DGFiP.
Si vous utilisez déjà un logiciel de facturation, assurez-vous que celui-ci entre bien dans l’une des deux cases ci-dessus.

Et si vous simplifiez votre compta ?!
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Location meublée et chambres d’hôtes : les règles du jeu changent drastiquement en 2026
Vous louez un appartement sur Airbnb ou vous exploitez des chambres d’hôtes ? L’année 2026 marque un vrai tournant pour les auto-entrepreneurs qui exercent dans ces domaines. Les avantages fiscaux historiques de la location courte durée fondent comme neige au soleil.
Voici l’essentiel des réformes à retenir pour votre activité :
- Baisse brutale des plafonds et des abattements (Loi Le Meur) : Pour les meublés de tourisme non classés, le plafond de chiffre d’affaires s’effondre à 15 000 €. Pire, votre abattement fiscal chute à 30% (contre 50% auparavant).
- Enregistrement obligatoire avant le 20 mai 2026 : Vous devez impérativement obtenir un numéro d’enregistrement officiel. Sans ce sésame, les plateformes auront l’obligation légale de supprimer votre annonce.
- Baisse de l’abattement à 50% pour les chambres d’hôtes : Une décision récente du Conseil d’État porte un coup dur aux exploitants de chambres d’hôtes en micro-entreprise. L’abattement de 71% est terminé. Les chambres d’hôtes tombent sous le régime classique des prestations de services : plafond abaissé à 83 600 € et abattement limité à 50%.
Si vous proposez de l’hébergement touristique de courte durée sous le régime de la micro-entreprise, consultez la fiche pratique du Service Public sur le sujet pour plus d’infos.
Les autres changements et nouveautés qui impactent les auto-entrepreneurs en 2026
Une loi qui change d’un côté, un indicateur économique qui bouge de l’autre… L’écosystème de la micro-entreprise est un jeu de dominos. Voici les autres nouveautés et changements en 2026 qui vont impacter votre micro-entreprise.
Les nouveaux plafonds de CA pour valider 4 trimestres de retraite en tant qu’auto-entrepreneur en 2026
Voici le chiffre d’affaires annuel minimum à déclarer à l’URSSAF cette année pour valider vos 4 trimestres de retraite en 2026 en tant qu’auto-entrepreneur :
- 24 115 € de CA pour la vente de marchandises (BIC) ;
- 13 992 € de CA pour les prestations de services artisanales et commerciales (BIC) ;
- 10 850 € de CA pour les professions libérales BNC (affiliées au régime général pour la retraite) ;
- et 11 168 € de CA pour les professions libérales affiliées à la CIPAV.
Pourquoi cette baisse surprise malgré l’inflation ? L’explication est mathématique. Un récent décret a modifié la répartition interne de vos cotisations. Sur les pourcentages que vous versez à l’URSSAF, une part plus importante est désormais fléchée directement vers votre caisse de retraite de base.
Résultat : vous cotisez « mieux » à chaque euro encaissé, et vous avez besoin d’un chiffre d’affaires global plus faible pour atteindre le seuil exigé par l’État. Une excellente nouvelle pour sécuriser vos vieux jours.
Le nouveau barème de l’impôt sur le revenu applicable en 2026 (pour les revenus 2025)
Vous n’avez pas opté pour le Versement Libératoire (VFL) ? Vos revenus de micro-entreprise seront soumis au barème classique de l’impôt sur le revenu. La bonne nouvelle, c’est que les tranches de ce barème ont été revalorisées (+0,9%) pour compenser l’inflation.
Voici les nouveaux seuils officiels d’imposition (par part fiscale) qui s’appliquent cette année (source : economie.gouv.fr) :

Résultat des courses : si votre chiffre d’affaires a stagné entre l’année dernière et aujourd’hui, vos impôts baisseront mécaniquement. Une part plus importante de vos revenus sera absorbée par les tranches les plus basses (voire par la tranche à 0%).
Le nouveau Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS) pour 2026 et ses conséquences pour les indépendants
Chaque année, le PASS est réévalué. En 2026, le PASS augmente d’environ 2% et passe de 47 100 € à 48 060 € (soit un plafond mensuel d’environ 4 005 € pour 2026).
Cet indicateur est utilisé notamment pour déterminer vos indemnités journalières (IJ) en tant qu’auto-entrepreneur, en cas d’arrêt maladie.
Ainsi, l’augmentation du PASS induit mécaniquement une augmentation des IJ pour les auto-entrepreneurs. Pour en savoir plus, consultez notre article sur la protection sociale de l’auto-entrepreneur.
La hausse du SMIC en 2026 et son impact pour les auto-entrepreneurs
Le SMIC augmente mécaniquement chaque année. Pour un salarié, c’est une hausse sur la fiche de paie. Pour vous, les auto-entrepreneurs, c’est un effet domino qui se répercute sur :
- Vos trimestres de retraite : Nous l’avons détaillé juste au-dessus.
- Vos aides de la CAF (Prime d’activité) : C’est la bonne nouvelle. Le SMIC sert de point de repère pour le calcul de nombreuses aides sociales. Avec la hausse du SMIC, vous pourriez débloquer la fameuse prime d’activité ou voir vos droits augmenter. Prenez 5 minutes pour refaire une simulation gratuite sur le site de la CAF.
Enfin, si vous embauchez un alternant (ou si vous envisagiez de le faire), la hausse du SMIC impacte directement le montant de la rémunération de vos alternants, puisque celle-ci est calculée selon un pourcentage du SMIC.
Du nouveau concernant votre protection sociale en 2026 : le « congé de naissance » et la fin des arrêts maladie papiers
Votre couverture santé et famille évolue aussi cette année. Deux nouveautés majeures vont concerner les auto-entrepreneurs en 2026 sur le plan de la protection sociale.
L’arrivée du congé de naissance : Attention à ne pas confondre. Vos congés maternité, paternité ou d’adoption classiques ne bougent absolument pas. Le nouveau « congé de naissance » vient s’y ajouter en remplaçant le vieux congé parental. Il est plus court, mais nettement mieux indemnisé. Et oui, en tant qu’indépendant, vous y avez totalement droit.
La fin des arrêts de travail papier : Sauf exception très encadrée (avec un formulaire Cerfa ultra-sécurisé), votre médecin n’a plus le droit de vous remettre un arrêt de travail au format papier. La télétransmission directe de votre dossier médical à la CPAM devient la norme absolue pour espérer débloquer le versement de vos indemnités journalières.
Un changement administratif : le déploiement de nouveaux codes APE (à vérifier dès 2026)
C’est le genre de détail qui peut faire paniquer quand on se connecte sur son espace URSSAF. L’INSEE déploie actuellement une toute nouvelle nomenclature européenne pour classer les entreprises.
Concrètement, votre fameux code NAF (ou code APE) va très probablement changer de lettrage ou de numérotation d’ici fin 2026 ou début 2027.
Pas d’angoisse. Cette mise à jour est purement administrative et totalement automatique. Vous n’avez aucune déclaration à faire, aucun formulaire à remplir, et cela ne change strictement rien à votre régime fiscal ou à vos taux de cotisations. Si votre code change soudainement sous vos yeux, c’est normal !
Toutefois, le Ministère de l’Économie vous invite à le vérifier dès maintenant et à signaler toute potentielle erreur rapidement via le site sirene.gouv.fr.
REP emballages professionnels : une nouvelle obligation dès juillet 2026 pour certains auto-entrepreneurs
Vous vendez des produits que vous fabriquez, importez ou emballez vous-même ? Cette réforme vous concerne directement. Depuis le 1er janvier 2026, la Responsabilité Élargie du Producteur (REP) s’étend aux emballages professionnels. Le démarrage opérationnel (et surtout le début des éco-contributions à payer) est fixé au 1er juillet 2026.
Le principe est simple : si vous mettez sur le marché français des produits emballés destinés à d’autres professionnels, vous êtes responsable du financement de la fin de vie de ces emballages. Cartons, palettes, films plastiques, sachets, barquettes alimentaires… tous les types d’emballages sont visés, qu’ils soient primaires (en contact direct avec le produit), secondaires (regroupement) ou de transport.
Concrètement, l’obligation se décompose en trois étapes :
- vous inscrire auprès d’un éco-organisme agréé par l’État (comme Citeo Pro ou Valobat),
- déclarer vos volumes d’emballages mis en circulation,
- et payer une éco-contribution proportionnelle.
La sanction en cas de non-conformité peut grimper jusqu’à 1 500 € par unité ou par tonne d’emballages non déclarés.
Prenons un cas pratique. Élodie fabrique des bougies artisanales en micro-entreprise et les revend à des boutiques. Chaque bougie part dans un coffret carton avec un calage en papier de soie. À compter de juillet 2026, Élodie devra adhérer à un éco-organisme et déclarer ses emballages. Sur un volume modeste de quelques centaines d’unités par an, l’éco-contribution restera faible (quelques dizaines d’euros). Mais l’inscription, elle, est obligatoire.
ⓘ Bon à savoir :
La réglementation prévoit un allègement pour les micro-entreprises. Si c’est une micro-entreprise qui met le produit sur le marché, c’est le fabricant de l’emballage qui devient le déclarant au titre de la REP (à condition qu’il soit installé en France).
Si vous achetez vos emballages auprès d’un fournisseur français, c’est donc lui qui portera l’essentiel de la charge administrative. Renseignez-vous auprès de votre fournisseur pour savoir s’il a déjà adhéré à un éco-organisme : cela pourrait vous épargner la démarche.
Formateurs indépendants : l’État serre la vis en 2026
Vous êtes formateur en micro-entreprise ? Attendez-vous à une année sous haute surveillance. Le gouvernement fait un grand ménage dans le secteur de la formation professionnelle pour traquer les fraudes et les offres de mauvaise qualité.
Les contrôles sur votre Numéro de Déclaration d’Activité (NDA) se multiplient. Si vous proposez des formations finançables via le CPF, la Caisse des Dépôts se montre désormais impitoyable.
Au moindre doute sur vos pratiques commerciales, sur votre certification Qualiopi ou sur les informations de votre Bilan Pédagogique et Financier (BPF), la sanction est brutale : suspension immédiate de vos encaissements, voire déréférencement définitif de la plateforme. Soyez irréprochable sur votre administratif.
Les rabotages des droits à la formation qui impactent les auto-entrepreneurs en 2026
Vous aviez prévu d’apprendre une nouvelle compétence cette année ? C’est la douche froide. L’État réduit la voilure, et les robinets des financements se ferment pour les indépendants.
Deux coups de rabot majeurs vont impacter votre budget formation en 2026 :
- L’utilisation de votre CPF plafonné à 1 500 € : Cette nouvelle limite cible un type de formation bien précis. Si vous visez une certification courte inscrite au « Répertoire Spécifique », l’utilisation de vos droits CPF est désormais plafonnée à 1 500 € maximum. Préparez-vous également à une hausse du reste à charge obligatoire à régler de votre poche à chaque inscription. Actuellement fixé à 103,20 €, le gouvernement prévoit de le faire grimper à 150 € (le décret d’application est toujours en attente).
- La fonte des droits FIF PL : Si vous exercez une profession libérale, votre fonds d’assurance formation a complètement revu ses règles. Fini le forfait généreux accessible à tous dès le premier euro encaissé. Aujourd’hui, vos remboursements sont strictement proportionnels au chiffre d’affaires que vous déclarez. Si vous déclarez peu, vos droits au financement baissent drastiquement.
Ces choix politiques interviennent dans un contexte économique délicat pour les finances publiques, et l’État cherche à faire des économies partout où il peut… et comme souvent, ce sont les petits indépendants qui trinquent, malheureusement.

Auto-Entrepreneur 2026 : ce qui NE change PAS cette année (malgré les rumeurs)
Maintenant que ces 15 changements importants pour le statut auto-entrepreneur en 2026 sont clairs, revenons sur les règles qui n’évoluent pas cette année.
La fin du « feuilleton TVA » : les seuils de TVA restent inchangés en 2026
C’est le soulagement de l’année. Après des mois de débats houleux et une angoisse généralisée sur une possible baisse du seuil de franchise en base de TVA à 25 000 €, le projet a été définitivement enterré par la loi Midy de novembre 2025.
Pour l’année 2026, les seuils de franchise de TVA restent donc fixés à :
- 37 500 € de CA annuel pour les prestations de services (avec un seuil de tolérance à 41 250 €) ;
- 85 000 € de CA annuel pour les ventes de marchandises et les activités assimilées (avec un seuil de tolérance à 93 500 €).
Rappelons également qu’il n’y a plus de tolérance pendant 2 ans en cas du dépassement des seuils de base. Si vous dépassez les seuils de base (37 500 € ou 85 000 €) sans dépasser les seuils majorés au cours d’une année, vous devenez automatiquement redevable de la TVA dès le 1er janvier de l’année suivante.
ⓘ Bon à savoir :
Il ne faut pas confondre les seuils de franchise de TVA avec les plafonds du régime de la micro-entreprise. Un auto-entrepreneur peut tout à fait dépasser les seuils de TVA sans pour autant perdre son statut auto-entrepreneur et les avantages qui vont avec.
Pour bien comprendre le mécanisme, consultez notre guide complet sur les plafonds de CA et les seuils de TVA pour les auto-entrepreneurs.
Pas de changement concernant les taux de cotisations sociales pour les artisans et les commerçants en 2026
La hausse des cotisations sociales en 2026 ne concerne que les auto-entrepreneurs qui exercent une activité libérale affiliée au régime général. Si vous êtes artisan, commerçant, ou si vous exercez une profession libérale réglementée affiliée à la CIPAV, vos taux de cotisations sociales ne sont pas modifiés cette année.
Voici les taux de cotisations sociales applicables en 2026 :
- Activités de ventes de marchandises et assimilées : 12,3% du CA ;
- Prestations de services artisanales ou commerciales (BIC) : 21,2% du CA ;
- Professions libérales réglementées affiliées à la CIPAV (BNC) : 23,2% du CA.
Pour des informations détaillées sur les différentes charges à payer, prenez le temps de lire notre guide sur les charges des auto-entrepreneurs.
Les taux du Versement Libératoire ne changent pas non plus en 2026
Si vous avez opté pour cette option fiscale, la part d’impôt prélevée lors de vos déclarations URSSAF reste la même :
- 1% pour les ventes ;
- 1,7% pour les prestations BIC ;
- 2,2% pour les professions libérales.
Ce pourcentage supplémentaire est prélevé par l’Urssaf, en même temps que vos cotisations sociales, puis reversé aux services des impôts.
ⓘ ATTENTION !
Bien que les taux du VFL n’évoluent pas, les conditions pour pouvoir bénéficier de ce mode d’imposition de vos revenus auto-entrepreneur eux ont changé. En effet, le seuil du Revenu Fiscal de Référence (RFR) en N-2 permettant de profiter de cette option fiscale est calqué sur le barème de l’impôt sur le revenu.
Ainsi, pour pouvoir bénéficier du VFL en 2026, votre RFR de 2024 doit être inférieur à 29 315 € pour une part fiscale. Retrouvez toutes les infos utiles dans notre article dédié au versement libératoire auto-entrepreneur.
Le Guichet Unique de l’INPI reste le seul site officiel pour vos démarches de création, modification et radiation
Devenu obligatoire depuis le 1er janvier 2023, le Guichet Unique de l’INPI reste le seul site officiel sur lequel vous pouvez effectuer vos différentes formalités administratives concernant votre micro-entreprise.
Toutefois, sachez que nos experts restent disponibles pour vous accompagner et vous conseiller dans vos différentes démarches : création, modification ou encore radiation.
Toujours les mêmes obligations déclaratives et comptables pour les auto-entrepreneurs en 2026
Pas de révolution ici, vos obligations déclaratives et comptables restent les mêmes en 2026. Autrement dit, même si les taux et les plafonds bougent, le « mode d’emploi administratif » de votre micro-entreprise reste identique.
Voici un rappel de vos principales obligations :
- Déclarer votre CA à l’Urssaf : tous les mois ou tous les trimestres, pour payer vos cotisations sociales ;
- Transmettre la déclaration initiale de Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) : à envoyer à votre service des impôts avant le 31 décembre de l’année de création de votre micro-entreprise ;
- Faire votre déclaration d’impôt auto-entrepreneur : en même temps que la déclaration des revenus de votre foyer fiscal ;
- Tenir vos livres de recettes et registres des achats : la seule véritable obligation de tenue comptable en micro-entreprise ;
- Avoir un compte bancaire dédié à votre micro-entreprise : pour bien distinguer vos transactions pro et perso ;
- Facturer vos clients et conserver toutes vos factures : hormis l’arrivée de la facturation électronique, rien ne change sur ce point (et n’oubliez pas de conserver toutes vos factures).
Pour vous simplifier la vie, équipez-vous dès maintenant d’un logiciel de comptabilité adapté comme si ça n’est pas encore fait !
Point de vigilance : le « bug DAC7 » et les contrôles URSSAF continuent en 2026
Bien que le problème soit connu de l’administration, il semblerait que les contrôles URSSAF basés sur des informations erronées transmises par les plateformes continuent en 2026.
Si vous avez travaillé avec une plateforme (notamment avec Malt), il est possible que cette dernière ait transmise à l’Urssaf un montant TTC de votre CA facturé via la plateforme, au lieu de déclarer un montant HT. L’Urssaf déclenche donc automatiquement un contrôle lorsqu’un écart est constaté entre le CA que vous avez déclaré (en HT donc), et le CA que la plateforme leur a transmis (en TTC).
Si c’est le cas : transmettez à l’Urssaf tous vos justificatifs, ainsi que ceux disponibles sur la plateforme, prouvant que vous avez bien déclaré votre CA HT total alors que la plateforme a déclaré du CA TTC.
FAQ : Les changements auto-entrepreneur 2026
Quels sont les nouveaux plafonds de CA auto-entrepreneur 2026 ?
Les plafonds de CA auto-entrepreneur ont été revalorisés pour la période 2026-2028. Ils sont désormais fixés à 203 100 € pour les ventes de marchandises et à 83 600 € pour les prestations de services. Tant que ces seuils ne sont pas dépassés pendant 2 années consécutives, vous continuez à bénéficier du régime de la micro-entreprise (même en cas de dépassement des seuils de franchise en base de TVA).
Les taux de cotisations sociales augmentent-ils en 2026 pour les auto-entrepreneurs ?
En 2026, les taux de cotisations augmentent de 1% pour les auto-entrepreneurs en professions libérales affiliés au régime général. Le taux de cotisation passe ainsi de 24,6% à 25,6% dès le 1er janvier 2026. Pour les autres catégories d'activités, les taux restent inchangés en 2026 : 12,3% pour les ventes, 21,2% pour les prestations relevant des BIC et 23,2% pour les professions libérales réglementées affiliées à la CIPAV.
Qu'est-ce qui change concernant l'exonération ACRE en 2026 ?
Si vous créez votre micro-entreprise après le 1er juillet 2026, l'exonération ACRE sera réduite de moitié. À compter du 1er juillet 2026, le dispositif ACRE vous permettra de bénéficier d'une réduction de 25% de vos cotisations sociales pour les 4 premiers trimestres civils d'activité (contre une exonération de 50% pour ceux ayant créé avant le 1er juillet 2026).
Les seuils de TVA pour les auto-entrepreneurs ont-ils baissé en 2026 ?
Non, la loi Midy de novembre 2025 a définitivement abrogé la baisse des seuils de TVA. Les seuils de franchise de TVA restent donc identiques en 2026 : 85 000 € pour les ventes de marchandises et 37 500 € pour les prestations de services.
Les auto-entrepreneurs sont-ils tous concernés par la réforme de la facturation électronique en septembre 2026 ?
Oui, TOUS les auto-entrepreneurs sont bien concernés par la facturation électronique, et ce dès septembre 2026. Que vous soyez redevable de la TVA ou non, vous devrez, dès septembre 2026, être en mesure de recevoir des factures électroniques conformes. Vous devrez pour cela utiliser une solution compatible ou une plateforme agréée afin de recevoir vos factures électroniques. Dès septembre 2027, vous devrez également émettre des factures électroniques et faire de l'e-reporting.
🔗 Nos sources :
- Quels sont les nouveaux seuils de la micro-entreprise ? (entreprendre.service-public.gouv.fr)
- Franchise en base de TVA (entreprendre.service-public.gouv.fr)
- Acre : du changement pour le dispositif d’aide (entreprendre.service-public.gouv.fr)
- Micro-entrepreneurs ou auto-entrepreneurs, ce qui change en 2026 (bpifrance-creation.fr)
- Évolution des taux de cotisations sociales des auto-entrepreneurs (urssaf.fr)
- Tout savoir sur la facturation électronique pour les entreprises (economie.gouv.fr)
- Indépendants, micro-entrepreneurs : les nouveautés 2026 (FNAE)



