Les différentes charges de l’Auto-Entrepreneur en 2022

Publié le 15 mai 2022

Si vous envisagez de créer votre auto-entreprise, vous devez connaître les différentes charges que vous aurez à payer en tant qu’auto-entrepreneur : les cotisations sociales, la Taxe pour Frais de Chambre Consulaire, l’impôt sur le revenu, la Cotisation Foncière des Entreprises, etc.

Si vous ne savez pas encore précisément quelles sont les charges à payer en auto-entreprise, cet article vous permettra d’y voir plus clair. En effet, nos experts ont récapitulé les différentes charges, taxes, cotisations, impôts et frais à prévoir pour un auto-entrepreneur dans ce guide des charges auto-entrepreneur 2022.

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Tableau récapitulatif des différentes charges auto-entrepreneur 2022

Grâce à ce tableau, vous aurez un récapitulatif des différentes charges qu’un auto-entrepreneur doit payer en 2022 en fonction de l’activité exercée :

Les charges auto-entrepreneur calculées en fonction du chiffre d’affaires

La grande majorité des charges de l’auto-entrepreneur sont calculées selon un pourcentage du chiffre d’affaires encaissé. C’est d’ailleurs l’un des avantages de l’auto-entreprise : il est plus simple de calculer et d’anticiper les charges à payer, et en l’absence de chiffre d’affaires l’auto-entrepreneur n’aura pas de charges à payer.

Voici les différentes charges que l’auto-entrepreneur paye en fonction de son chiffre d’affaires :

Les cotisations sociales de l’auto-entrepreneur à payer à l’URSSAF

Chaque mois ou chaque trimestre, en fonction de la périodicité choisie, les auto-entrepreneurs doivent effectuer une déclaration de chiffre d’affaires à l’URSSAF. En effectuant cette déclaration, l’URSSAF calculera le montant des cotisations sociales que les auto-entrepreneurs devront reverser, afin de financer leur protection sociale.

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Quels sont les taux de cotisations sociales auto-entrepreneur en 2022 ?

Les cotisations sociales sont calculées en appliquant un pourcentage sur le chiffre d’affaires déclaré à l’URSSAF. Le taux appliqué dépend du type d’activité exercée. Voici les taux de cotisations sociales de l’auto-entrepreneur pour 2022 :

  • Activités de ventes et assimilées : 12,8% du CA ;
  • Activités de prestations de services artisanales et commerciales (BIC) : 22% du CA ;
  • Activités de prestations de services libérales (BNC) : 22,2% du CA.

Les auto-entrepreneurs éligibles à l’exonération ACRE bénéficieront d’une réduction de leurs taux de cotisations sociales pendant les 12 premiers mois d’activité au maximum. Dans ce cas, une exonération de 50% est appliquée sur les taux de cotisations sociales. Pour connaître en détails le fonctionnement de cette aide (critères d’éligibilité, démarches pour demander l’aide, taux de cotisations ACRE, etc.), consultez notre article sur l’ACRE ici.

ⓘ Bon à savoir :

Les charges sociales étant calculées selon un pourcentage du chiffre d’affaires encaissé par l’auto-entrepreneur, en l’absence de CA, il faut faire une déclaration à 0€ à l’URSSAF, et il n’y aura aucune cotisations sociales à payer. En effet, il n’y a pas de cotisations minimales à payer en tant qu’auto-entrepreneur.

Comment payer ses charges sociales d’auto-entrepreneur ?

Après avoir déclarer son chiffre d’affaire sur le site www.autoentrepreneur.urssaf.fr, l’auto-entrepreneur sera invité à payer ses cotisations sociales par carte bancaire ou via un mandat de prélèvement SEPA. Le paiement se fera donc obligatoirement en ligne, sur le site de l’URSSAF ou éventuellement via l’application mobile, chaque mois ou chaque trimestre selon la périodicité choisie par l’auto-entrepreneur.

Notre logiciel de facturation et comptabilité Compta by Mon-AutoEntreprise.fr peut vous simplifier la tâche pour vos déclarations et paiements de charges sociales d’auto-entrepreneur. En effet, vous pourrez connecté votre compte URSSAF avec notre logiciel pour transmettre vos déclarations via notre logiciel et ordonner le paiement de vos charges si vous avez enregistré un mandat de prélèvement SEPA.

La Contribution à la Formation Professionnelle (CFP) pour les auto-entrepreneurs

Lors des déclarations à l’URSSAF, l’auto-entrepreneur devra également s’acquitter de la Contribution à la Formation Professionnelle (CFP). Il s’agit d’une cotisation supplémentaire qui lui permet d’acquérir des droits à la formation. La CFP est également calculée en appliquant un pourcentage sur le chiffre d’affaires. Voici les taux de Contribution à la Formation Professionnelle pour les auto-entrepreneurs en 2022 :

  • 0,1% du CA pour les activités commerciales ;
  • 0,2% du CA pour les activités libérales et pour les prestations de services ;
  • 0,3% du CA pour les activités artisanales.

Grâce au paiement de la CFP, les auto-entrepreneurs peuvent ensuite faire financer certaines formations grâce à leur Compte Personnel de Formation (CPF) ou via le Fond d’Assurance Formation dont dépend leur activité (FAFCEA, FIFPL ou AGEFICE).

La Taxe pour Frais de Chambre Consulaire (TFCC) de l’auto-entrepreneur

Depuis 2015, tous les auto-entrepreneurs sont devenus redevables de la Taxe pour Frais de Chambre Consulaire (TFCC). Il s’agit d’une taxe additionnelle qui sert à financer les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) et les Chambres de Métiers et de l’Artisanat (CMA).

La TFCC est également calculée en appliquant un pourcentage sur le chiffre d’affaires encaissé, lors des déclarations mensuelles ou trimestrielles de chiffre d’affaires à l’URSSAF. Voici les taux de la Taxe pour Frais de Chambre Consulaire applicables en 2022 pour les auto-entrepreneurs :

  • Pour les commerçants immatriculés auprès de la CCI uniquement :
    • Activités de ventes et assimilées : 0,015% du CA ;
    • Activités de prestations de services commerciales : 0,044% du CA ;
  • Pour les artisans immatriculés uniquement en CMA :
    • Activités de ventes artisanales : 0,22% du CA ;
    • Activités de prestations de services artisanales : 0,48% du CA ;
  • Pour les artisans immatriculés à la fois en CCI et en CMA :
    • Une taxe additionnelle est recouvrée par la CCI en plus des taxes artisans ci-dessus : 0,007% du CA.

Les auto-entrepreneurs qui exercent des activités libérales et qui ne sont pas immatriculés auprès de la CCI ou auprès de la CMA ne sont donc pas redevable de cette taxe.

ⓘ Bon à savoir :

La Taxe pour Frais de Chambre Consulaire est une taxe additionnelle à la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE). Ainsi, si vous bénéficiez d’une exonération de CFE, vous pouvez également prétendre à une exonération de la TFCC. Attention, les exonérations de TFCC ne sont pas toujours automatiquement appliquées lorsque vous bénéficiez d’une exonération de CFE. 

Les charges fiscales en auto-entreprise

En plus des charges sociales et des autres charges qui sont payées à l’URSSAF lors de ses déclarations de chiffre d’affaires mensuelles ou trimestrielles abordées ci-dessus, les auto-entrepreneurs sont également redevables de certaines charges fiscales comme l’impôt sur le revenu ou la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE).

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L’impôt sur le revenu de l’auto-entrepreneur : prélèvement à la source ou versement libératoire ?

Pour le paiement de son impôt sur le revenu, l’auto-entrepreneur à 2 possibilités. Soit il sera au régime de droit commun pour son imposition, c’est-à-dire le prélèvement à la source de l’impôt avec une application du barème progressif de l’impôt sur le revenu. Soit il pourra opter, sous certaines conditions, pour le Versement Fiscal Libératoire (VFL) de son impôt auto-entrepreneur afin de payer son impôt sur le revenu selon un pourcentage fixe appliqué sur son chiffre d’affaires.

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Le Prélèvement À la Source (PAS) de l’impôt sur le revenu auto-entrepreneur

Il s’agit du régime d’imposition de droit commun, applicable par défaut aux auto-entrepreneurs lorsqu’ils n’optent pas pour le Versement Libératoire de l’impôt.

Avec ce mode d’imposition, le revenu imposable généré avec l’auto-entreprise est déterminé en appliquant un abattement forfaitaire sur le chiffre d’affaires. Cet abattement forfaitaire sert à « remplacer les frais professionnels » qui ne peuvent pas être déduits du chiffre d’affaires de l’auto-entrepreneur afin de calculer les bénéfices réels dégagés grâce à l’activité. On pourrait en quelque sorte comparer cet abattement forfaitaire à l’abattement de 10% qui s’applique sur les revenus salariés lorsque vous n’optez pas pour les frais réels.

Voici les taux d’abattements forfaitaires applicables pour les auto-entrepreneurs :

  • Activités de ventes et assimilées : 71% d’abattement ;
  • Activités de prestations de services artisanales et commerciales (BIC) : 50% d’abattement ;
  • Activités de prestations de services libérales (BNC) : 34% d’abattement.

L’abattement forfaitaire ne pourra pas être inférieur à 305 €.

Le bénéfice imposable est donc déterminé forfaitairement pour les auto-entrepreneurs et il correspond donc à 29%, 50% ou 66% du chiffre d’affaires selon la catégorie d’activité. C’est ce bénéfice forfaitaire qui est ensuite soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu avec les autres sources de revenus du foyer fiscal de l’auto-entrepreneur (salaires, indemnités chômage, revenus fonciers, revenus du conjoint, etc.) afin de calculer le montant d’impôt dont sera redevable votre foyer fiscal.

Dans ce cas, le montant de l’impôt dépend à la fois de la composition (nombre de parts de quotient familial) et des différentes sources de revenus de votre foyer fiscal.

ⓘ Bon à savoir :

Lors de l’année de création de votre auto-entreprise vous n’aurez aucun acompte de prélèvement à la source à payer puisque les impôts ne connaîtront pas le montant de vos revenus d’auto-entrepreneur. Vous avez donc 2 possibilités :

  • Ne pas payer d’acomptes et payer votre impôt l’année suivante après avoir fait votre déclaration de revenus ;
  • Ou mettre à jour le montant de vos acomptes de prélèvements à la source en donnant une estimation de votre CA afin d’éviter un rattrapage trop important l’année suivante.

➜ Pour en savoir plus, consultez notre article sur l’imposition au prélèvement à la source pour l’auto-entrepreneur.

Le Versement Fiscal Libératoire de l’impôt auto-entrepreneur

Les auto-entrepreneurs peuvent, sous conditions, opter pour le Versement Fiscal Libératoire (VFL) de leur impôt sur le revenu. Cette option leur permet de payer l’impôt sur le revenu en même temps que leurs cotisations sociales.

En cas d’option pour le VFL, l’impôt sera prélevé par l’URSSAF lors des déclarations de chiffre d’affaires mensuelles ou trimestrielles, en appliquant un pourcentage supplémentaire.

Là encore, les taux du Versement Libératoire varient selon la nature de l’activité que vous exercez dans votre micro-entreprise :

  • Activités de ventes et assimilées : 1% du CA ;
  • Activités de prestations de services artisanales et commerciales : 1,7% du CA ;
  • Activités libérales : 2,2% du CA.

L’option pour le versement libératoire peut être un bon moyen d’optimiser son imposition en tant qu’auto-entrepreneur et de payer ainsi moins d’impôts si vous êtes imposable. En revanche, si à l’inverse vous n’êtes pas imposable, cette option peut vous faire payer de l’impôt alors que vous n’en êtes normalement pas redevable !

ⓘ Bon à savoir :

L’impôt payé par le biais du VFL n’est pas remboursable, il vaut mieux par conséquent être sûr d’être imposable si vous optez pour le VFL ! N’hésitez pas à faire des simulations grâce au simulateur des impôts ou au simulateur créé par l’URSSAF mis à disposition sur notre site ici pour vérifier si l’option pour le VFL est intéressante ou non selon votre situation.

Afin de pouvoir opter pour le VFL, il faut également que votre Revenu Fiscal de Référence de l’avant dernière année (N-2) soit inférieur à :

  • 25 710 € pour une personne seule ;
  • 51 420 € pour un couple (2 parts) ;
  • 64 275 € pour un couple avec 1 enfant (2 parts + 1 demi-part) ;
  • 77 130 € pour un couple avec deux enfants (3 parts).

➜ Pour en savoir plus, consultez notre article sur le Versement Libératoire de l’impôt auto-entrepreneur

La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) auto-entrepreneur

La CFE auto-entrepreneur est un impôt local dû par toutes les entreprises, y compris par les auto-entrepreneurs. Elle remplace l’ancienne taxe professionnelle. Cet impôt sert à financer le budget de la commune dans laquelle est implantée votre micro-entreprise.

Quel est le montant de la CFE pour un auto-entrepreneur ?

Le montant de la cotisation foncière dépend de la valeur locative des biens immobiliers utilisés par votre auto-entreprise et d’un taux voté par votre commune. Il est donc compliqué d’estimer précisément le montant de la CFE auto-entrepreneur.

Pour les auto-entrepreneurs qui exercent leur activité à leur domicile ou au domicile de leurs clients, c’est une base d’imposition forfaitaire minimale qui est utilisée pour calculer le montant de la CFE. Cette cotisation minimale dépendra de votre chiffre d’affaire annuel réalisé en N-2, du montant de la base minimale et du taux d’imposition votés par votre commune.

Pour vous donner un ordre d’idée, voici les montants de la base minimum de CFE en fonction du CA pour 2022 :

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En règle générale, la CFE varie entre 200 € et 600 € par an pour un auto-entrepreneur. Si vous exercez à votre domicile personnel ou que vous vous déplacez chez vos clients (autrement dit si vous n’avez pas de local professionnel), vous restez tout de même redevable de la CFE. De même, le fait de payer une taxe foncière en tant que particulier ne vous dispense pas du paiement de la CFE en tant qu’auto-entrepreneur.

Est-il possible d’être exonéré de CFE auto-entrepreneur ?

Dans certains cas, les auto-entrepreneurs pourront bénéficier d’une exonération temporaire ou permanente de CFE.

Tout d’abord, tous les auto-entrepreneurs peuvent bénéficier d’une exonération de CFE pour leur première année d’activité. En effet, la CFE est due qu’à partir de la 2ème année civile d’activité. La base d’imposition sera également réduite de 50% pour la 1ère année d’imposition à la CFE.

Il existe aussi des exonérations temporaires de CFE. C’est le cas par exemple si vous réalisez un CA inférieur à 5 000 € lors de l’avant dernière année (N-2), si vous avez une baisse significative de chiffre d’affaires, ou encore lors de l’année de fermeture de votre auto-entreprise.

Enfin, certaines exonérations seront permanentes. C’est le cas des exonérations de CFE directement liées à l’activité exercée dans votre micro-entreprise. Ainsi, par exemple, les artisans, les VTC ou encore les professeurs indépendants pourront être totalement exonérés de CFE.

➜ En savoir plus sur la CFE auto-entrepreneur et les différents cas d’exonérations

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Nos experts ont condensé les informations essentielles à retenir sur le régime auto-entrepreneur dans ce guide PDF gratuit de plus de 20 pages : les démarches de création, les différentes charges, les obligations comptables, les plafonds, etc.

Les autres charges auto-entrepreneur à prévoir

Enfin, gardez à l’esprit que vous aurez également d’autres charges liées au fonctionnement de votre auto-entreprise. Il s’agit des frais professionnels divers comme les assurances, les frais bancaires, les investissements de départ, le matériel et les matières premières, les divers abonnements à des outils ou logiciels, etc.

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Les frais bancaires

Les auto-entrepreneurs devront ouvrir un compte bancaire dédié l’auto-entreprise. Cela fait partie des différentes obligations comptables de l’auto-entrepreneur. Il est donc important d’anticiper les frais engendrés par l’ouverture d’un compte bancaire dédié, qui représenteront entre 5 à 20 € par mois maximum.

Si vous vous demandez quelle banque choisir, nous vous conseillons Monabanq avec son offre qui vous permettra d’encaisser vos chèques et de déposer vos espèces dans les distributeurs du CIC et du Crédit Mutuel. Pour les plus économes, N26 propose même un compte bancaire à 0€ par mois pour les auto-entrepreneurs.

ⓘ Bon à savoir :

Depuis le 1er janvier 2019, l’ouverture d’un compte bancaire dédié à l’auto-entreprise est devenue obligatoire que lorsque vous dépassez 10 000 € de CA pendant 2 années consécutives. Par conséquent, vous pouvez éventuellement vous en passer pendant les 2 premières années d’activités, même s’il est conseillé d’ouvrir un compte dédié dès la création de l’auto-entreprise. N’hésitez pas à comparer les offres les plus adaptées ici.

Les frais d’assurances

Vous devez également prévoir les frais liés à la souscription à une assurance, parfois obligatoire selon l’activité exercée.

En effet, en fonction de votre activité, il sera peut-être obligatoire de souscrire à une assurance Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro) ou encore à une assurance Garantie Décennale, notamment pour les activités du bâtiment.

Voici une liste non exhaustive des secteurs d’activité pour lesquels la souscription à une assurance est obligatoire :

  • Les activités de santé,
  • Les professionnels du droit,
  • Les activités du bâtiment,
  • Les professions impliquant l’utilisation d’un véhicule terrestre à moteur.

Cette charge fixe peut être assez importante, notamment pour les professionnels du bâtiment qui doivent souscrire à une assurance décennale. Les coûts liés à l’assurance peuvent varier de quelques dizaines d’euros à plusieurs centaine d’euros par mois.

D’autres assurances facultatives peuvent également être souscrite afin de vous couvrir en cas de risque. C’est le cas des assurances perte d’exploitation, de la mutuelle ou de la prévoyance santé par exemple.

➜ En savoir plus sur les assurances pour les auto-entrepreneurs

Les frais d’adhésion à un service de médiation de la consommation

Depuis le 1er janvier 2016, tous les professionnels qui travaillent avec des clients particuliers ont l’obligation d’adhérer à un dispositif de médiation de la consommation. C’est donc le cas des auto-entrepreneurs dont les produits ou services s’adressent à des particuliers.

Vous pouvez choisir librement votre médiateur. Celui-ci devra toutefois être référencé par la Commission d’Evaluation et de Contrôle de la Médiation de la Consommation (CECMC) en tant que médiateur de la consommation.

Les frais d’adhésion varient entre une dizaine d’euros à l’année jusqu’à plusieurs centaines d’euros. Attention, des frais complémentaires aux frais d’adhésion peuvent s’ajouter : des frais d’étude de recevabilité, des frais de médiation et des frais de renoncement, etc.

Les différentes charges et frais liés à votre activité auto-entrepreneur

Enfin, il vous faudra prendre en compte l’ensemble des frais liés à votre activité : les investissements de départ avec l’achat de l’outillage et du matériel nécessaire à votre activité, les frais de communication et de publicité, les différents abonnements (téléphone, internet, logiciel, etc.), l’achat des matières premières, les frais d’emballage et d’expédition, etc.

Prenez le temps de bien lister l’ensemble de vos charges auto-entrepreneur afin de pouvoir les anticiper au maximum et avoir une idée assez précise de votre rentabilité.

Ne négligez pas cette étape importante avant de vous lancer : vous ne pourrez déduire aucune charge de votre chiffre d’affaires en auto-entreprise !

Les différents investissements de départ

Vous devrez probablement prévoir certains investissements de départ pour lancer votre auto-entreprise. Parmi les plus courants, nous avons retenu :

  • La création de votre identité visuelle (logo, flyers, cartes de visites, etc.) : entre 30 et 1 500 €, tout dépend de si vous vous débrouillez seul ou si vous faites appel à un professionnel ;
  • La création de votre site internet : de quelques dizaines d’euros si vous vous débrouillez seul à plusieurs centaines voir milliers d’euros si vous passez par un professionnel ;
  • Les différents achats et investissements nécessaires pour lancer votre activité : matériel informatique, véhicule, outillage, machines, fournitures, etc.

Il faut bien garder en tête que vous ne pourrez déduire aucun achat ou investissement, mieux vaut donc bien réfléchir à vos différents investissements et envisager de choisir un autre statut juridique si vos investissements de départ sont trop importants !

Les abonnements divers

Il est fort probable que vous soyez obligés de souscrire à certains abonnements afin de pouvoir exercer votre activité indépendante en micro-entreprise. Parmi ces abonnements, nous pouvons citer :

  • Un forfait téléphonique : entre 5 et 20€ par mois selon le forfait choisi ;
  • Un abonnement internet : entre 10 et 30€ par mois ;
  • L’adhésion à un syndicat des auto-entrepreneurs comme la Fédération des Auto-Entrepreneurs (FNAE) : entre 5 et 12€ par mois ;
  • L’abonnement à un logiciel de facturation auto-entrepreneur : de 7 à 29€ par mois ;
  • Les différents abonnements à certains logiciels (Suite Adobe pour les graphistes par exemple)…

Il s’agit bien sûr d’une liste non exhaustive, à vous de voir quels sont les services dont vous pourriez avoir besoin pour votre activité auto-entrepreneur.

L’éventuelle location d’un local, d’un espace dans un bureau de Coworking ou d’une adresse de domiciliation commerciale

Vous souhaiterez peut-être louer un local ou un bureau dans un espace de Coworking, ou encore souscrire à une domiciliation commerciale pour l’adresse de votre auto-entreprise. Il faudra donc prévoir ces frais mensuels, et peut être même envisager d’opter pour un autre statut juridique si cela représente une dépense trop importante.

Les autres charges liées à votre activité auto-entrepreneur

Enfin, vous aurez également d’autres charges variables pour votre activité auto-entrepreneur. Ces charges dépendent pour beaucoup de l’activité exercée, et vous seul pourrez les estimer. Il s’agit notamment des achats de marchandises et matières premières pour ceux exerçant une activité d’achat/vente ou de production, fabrication ou transformation, ou encore des frais d’eau et d’électricité ou même de communication et de publicité.

En effet, toutes ces dépenses dépendent bien évidemment de votre volume d’activité : plus celui-ci est important, plus ces frais augmenteront.

Voici une liste des charges variables les plus courantes liées à votre activité auto-entrepreneur :

  • Les achats de marchandises et de matières premières ;
  • Les frais d’eau et d’électricité, d’autant plus si vous avez un local pour exercer votre activité ;
  • Les frais d’envois et de transports ;
  • Les frais de déplacements (essence, péages, parking, restaurants, hôtels, etc.) ;
  • Les frais liés à l’utilisation d’une solution de paiement en ligne comme Paypal, Stripe ou encore Payfacile, qui vous facturent selon un pourcentage de vos encaissements ;
  • Les frais liés à l’utilisation d’un TPE pour le paiement en carte bancaire comme iZettle, qui eux aussi prennent un pourcentage de vos ventes réalisées avec ce moyen de paiement ;
  • Vos frais de publicité (Facebook, Google, etc.).

La liste n’est bien sûr pas exhaustive et vous permet simplement d’avoir en tête que vous aurez forcément des frais variables en fonction de votre activité.

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Peut-on déduire ses charges et frais en micro-entreprise ?

La comptabilité allégée des auto-entrepreneurs entraine certains inconvénients. Et le premier inconvénient consiste en l’impossibilité de déduire les charges et frais que vous aurez pour votre activité auto-entrepreneur !

En effet, vous n’aurez pas de bilan comptable et de compte de résultat à réaliser, et vous ne déterminerez donc pas votre bénéfice de manière réelle. Celui-ci sera déterminé de manière forfaitaire par le biais d’un abattement sur votre chiffre d’affaires, qui sera réalisé directement par les services des impôts, comme expliqué plus haut.

Il est donc très important de réaliser un prévisionnel avant de vous lancer en micro-entreprise, car si vos charges sont trop élevées et dépassent les abattements prévus par la réglementation, vous paierez plus de cotisations sociales et d’impôt qu’en choisissant un autre statut juridique.

ⓘ Bon à savoir :

Il existe une petite exception à ce principe de non déduction des charges pour l’auto-entrepreneur : la méthode des frais de débours. Si les conditions sont respectées, les frais de débours pourront ne pas être comptabilisés comme du chiffre d’affaires. Dans ce cas, vous n’aurez pas à déclarer ces frais de débours et à payer des cotisations sociales dessus.

➜ En savoir plus sur les frais de débours

FAQ : Les charges auto-entrepreneur 2022

💡 Quelles sont les charges d'un auto-entrepreneur ?

L'auto-entrepreneur est redevable de différentes charges calculées sur son chiffre d'affaires : les cotisations sociales, la contribution à la formation professionnelle et la taxe pour frais de chambre consulaire. Il est également redevable de charges fiscales : l'impôt sur le revenu et la cotisation foncière des entreprises. Enfin, il aura d'autres charges à prévoir : compte bancaire, assurances, achat des marchandises, abonnements divers, etc.

💰 Quels sont les taux des charges auto-entrepreneur ?

L'auto-entrepreneur paye la grande partie de ses charges en appliquant un pourcentage sur son chiffre d'affaires. Les taux de cotisations sociales sont de 12,8% pour les activités de ventes et assimilées, et de 22% pour les activités de prestations de services artisanales, commerciales et 22,2% pour les activités libérales.

📆 Quand faut-il payer ses charges auto-entrepreneur ?

Vous pouvez opter pour une déclaration et un paiement mensuel ou trimestriel de vos charges sociales. La cotisation foncière des entreprises quant à elle se paye tous les ans avant le 15 décembre. Enfin, le paiement de l'impôt peut se faire de 2 manières : soit via le Versement Libératoire, en même temps que les cotisations sociales, soit via le prélèvement à la source avec paiement d'acomptes mensuels ou trimestriels.

📉 Peut-on déduire ses charges en auto-entreprise ?

Non, par principe, les auto-entrepreneurs ne peuvent pas déduire leurs charges de leur chiffre d'affaires pour calculer leur bénéfice réel. Leur bénéfice est déterminée forfaitairement après application d'un abattement remplaçant les frais professionnels qui ne peuvent être déduits. Toutefois, il est possible d'utiliser la méthode des débours afin de ne pas comptabiliser certains remboursements que vous font vos clients dans votre chiffre d'affaires.

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Description de l'article
Les charges des auto-entrepreneurs
Titre
Les charges des auto-entrepreneurs
Description
Nous avons décrypté pour vous l'ensemble des charges que vous devrez payer en tant qu'auto-entrepreneur : cotisations sociales, CFE, impôts, etc.
Auteur
Mon-AutoEntreprise.fr