Les différentes charges de l’Auto-Entrepreneur en 2024

Publié le 2 avril 2024

Vous envisagez de créer votre auto-entreprise et vous vous demandez quelles sont les charges à payer en micro-entreprise ? Vous ne savez pas comment sont calculées vos charges d’auto-entrepreneur ? Alors, vous êtes au bon endroit !

Cotisations sociales, impôt sur le revenu, CFE, Taxe pour Frais de Chambre Consulaire, Contribution à la Formation Professionnelle, etc. On vous explique tout ce qu’il faut savoir sur les charges auto-entrepreneur dans cet article complet !

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Les charges de l’auto-entrepreneur résumées en une vidéo

Voici une vidéo récapitulative sur les différentes charges à payer pour un auto-entrepreneur en 2024.

Les charges auto-entrepreneur calculées en fonction du chiffre d’affaires

Chaque mois ou chaque trimestre, les auto-entrepreneurs doivent déclarer leur chiffre d’affaires à l’Urssaf. Cette déclaration permet de calculer et de payer différentes charges de l’auto-entrepreneur : 

  • les cotisations sociales ;
  • la Contribution à la Formation Professionnelle (CFP) ;
  • et la Taxe pour Frais de Chambre Consulaire (TFCC).

Voyons plus en détails comment elles sont calculées.

Les cotisations sociales de l’auto-entrepreneur à payer à l’URSSAF

Afin de financer votre protection sociale, vous devez vous acquitter de cotisations sociales en tant qu’auto-entrepreneur. Elles englobent les cotisations suivantes :

  • Les prestations familiales,
  • L’assurance maladie-maternité,
  • L’assurance invalidité-décès,
  • L’assurance vieillesse de base.

En effectuant votre déclaration de chiffre d’affaires mensuelle ou trimestrielle, vos charges sociales seront calculées automatiquement par l’Urssaf, selon un pourcentage appliqué sur votre CA. Elles pourront éventuellement être réduites l’année de création de votre auto-entreprise, grâce à l’exonération ACRE, si vous y êtes éligible.

 

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Quels sont les taux de cotisations sociales auto-entrepreneur en 2024 ?

En 2024 les taux de cotisations sociales de l’auto-entrepreneur sont les suivants :

  • Activités de ventes et assimilées : 12,3% du CA HT ;
  • Activités de prestations de services artisanales et commerciales (BIC) : 21,2% du CA HT ;
  • Activités de prestations de services libérales non réglementées (BNC) : 21,1% du CA HT ;
  • Activités de prestations de services libérales réglementées relevant de la CIPAV (BNC) : 21,2% du CA HT ;
  • Location de meublés de tourisme classés : 6% du CA HT.

L’un des nombreux avantages du statut auto-entrepreneur tient au fait qu’en l’absence de CA, vous n’aurez pas de cotisations sociales minimales à payer. Il reste malgré tout obligatoire de faire une déclaration à 0 à l’Urssaf pou éviter toutes pénalités.

ⓘ Bon à savoir :

Peu importe la catégorie d’activité que vous exercez et le taux de cotisations sociales qui vous est appliqué, vos droits sont les mêmes. Même si les taux sont plus bas pour certaines activités, cela n’impacte en rien vos droits en matière de protection sociale.

L’exonération partielle de cotisations sociales : l’ACRE

Dans certains cas, vous pourrez bénéficier d’une exonération de 50 % de vos cotisations sociales pendant les 12 premiers mois d’activité maximum. Il s’agit d’une aide à la création appelée « l’Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise », plus connue sous son acronyme ACRE.

Pour connaître en détail son fonctionnement (critères d’éligibilité, démarches pour demander l’aide, taux de cotisations ACRE, etc.), consultez notre article sur l’ACRE ici.

Comment payer ses charges sociales à l’Urssaf ?

Vous pouvez payer vos cotisations sociales d’auto-entrepreneur de 2 manières : par carte bancaire ou via un prélèvement SEPA.

Dans tous les cas, vous devez vous rendre sur le site www.autoentrepreneur.urssaf.fr afin de payer vos cotisations sociales. Après avoir déclaré votre CA, vous serez invité à payer vos cotisations avec le moyen de paiement qui vous convient.

Pour vous simplifier la tâche et éviter les erreurs, vous pouvez aussi utiliser notre logiciel, Compta by Mon-AutoEntreprise.fr. Grâce à notre partenariat avec l’Urssaf, vous pouvez connecter votre compte Urssaf avec le logiciel. Vous pourrez ainsi effectuer vos déclarations et vos paiements de cotisations sociales à l’Urssaf directement depuis notre logiciel. Il faudra simplement que vous ayez au préalable enregistré un mandat de prélèvement SEPA sur votre compte Urssaf afin que vos cotisations puissent être prélevées automatiquement.

ⓘ Bon à savoir :

Les charges sociales étant calculées selon un pourcentage du chiffre d’affaires encaissé par l’auto-entrepreneur, en l’absence de CA, il faut faire une déclaration à 0 € à l’URSSAF, et il n’y aura aucune cotisations sociales à payer. En effet, il n’y a pas de cotisations minimales à payer en tant qu’auto-entrepreneur.

La Contribution à la Formation Professionnelle (CFP) pour les auto-entrepreneurs

Lors des déclarations à l’URSSAF, l’auto-entrepreneur devra également s’acquitter de la Contribution à la Formation Professionnelle (CFP). Effectivement, en tant qu’auto-entrepreneur, vous cotisez pour la formation professionnelle au même titre qu’un employé du secteur privé par exemple. Cette charge est également calculée sur la base du CA que vous aurez déclaré à l’Urssaf et elle vous permettra d’acquérir des droits à la formation en tant qu’auto-entrepreneur.

Les taux de la Contribution à la Formation Professionnelle varient aussi en fonction de votre activité. En 2024 les taux de la CFP sont fixés à : 

  • 0,1 % du CA pour les activités commerciales ;
  • 0,2 % du CA pour les activités libérales et pour les prestations de services ;
  • 0,3 % du CA pour les activités artisanales.

En payant votre CFP, vous alimentez votre Compte Personnel de Formation (CPF) ainsi que le Fond d’Assurance Formation dont dépend votre activité (FAFCEA, FIFPL ou AGEFICE). Vous pourrez donc ensuite faire financer certaines formations par votre CPF ou via votre Fond d’Assurance Formation.

La Taxe pour Frais de Chambre Consulaire (TFCC) de l’auto-entrepreneur

Depuis 2015, tous les auto-entrepreneurs en France doivent payer une taxe supplémentaire appelée Taxe pour Frais de Chambre Consulaire (TFCC) pour financer les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) et les Chambres de Métiers et de l’Artisanat (CMA). 

Cette taxe est aussi calculée en fonction du chiffre d’affaires encaissé, lors de vos déclarations de CA à l’Urssaf. Les taux de TFCC applicables aux auto-entrepreneurs dépendent de leur secteur d’activité et de leur immatriculation auprès de la CCI ou de la CMA. 

Pour les commerçants immatriculés auprès de la CCI uniquement les taux sont les suivants :

  • Activités de ventes et assimilées : 0,015 % du CA ;
  • Activités de prestations de services commerciales : 0,044 % du CA.

Pour les artisans immatriculés uniquement en CMA, les taux sont fixés à :

  • Activités de ventes artisanales : 0,22 % du CA ;
  • Activités de prestations de services artisanales : 0,48 % du CA ;

Enfin, pour les artisans immatriculés à la fois en CCI et en CMA (double immatriculation), une taxe additionnelle de 0,007 % du CA est recouvrée pour la CCI, en plus des taxes artisans ci-dessus.

Les auto-entrepreneurs qui exercent uniquement des activités libérales, et qui ne sont pas immatriculés auprès de la CCI ou auprès de la CMA, ne sont donc pas redevables de cette taxe.

ⓘ Bon à savoir :

La Taxe pour Frais de Chambre Consulaire est une taxe additionnelle à la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE). Elle n’est pas due pour la 1ère année civile d’activité. D’autre part, si vous bénéficiez d’une exonération de CFE, vous pouvez également prétendre à une exonération de la TFCC. Attention, les exonérations de TFCC ne sont pas toujours automatiquement appliquées lorsque vous bénéficiez d’une exonération de CFE. 

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Les charges fiscales de l’auto-entrepreneur en 2024

En plus des cotisations sociales et autres taxes payées à l’Urssaf, les auto-entrepreneurs sont également redevables de certaines charges fiscales telles que l’impôt sur le revenu ou la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE).

L’impôt sur le revenu de l’auto-entrepreneur : prélèvement à la source ou versement libératoire ?

Pour le paiement de votre impôt sur vos revenus auto-entrepreneur, vous aurez le choix entre 2 modes d’imposition : le prélèvement à la source via le barème progressif de l’impôt ou le versement libératoire.

Selon le mode d’imposition choisi, la méthode de calcul du montant de votre impôt auto-entrepreneur ne sera pas la même.

impot auto entrepreneur charges

Le Prélèvement À la Source (PAS) de l’impôt

C’est le régime d’imposition de droit commun, applicable par défaut aux auto-entrepreneurs, lorsqu’ils n’optent pas pour le Versement Libératoire de l’impôt.

En choisissant ce mode d’imposition, le revenu imposable généré avec l’auto-entreprise sera déterminé après application d’un abattement forfaitaire sur votre CA. Cet abattement remplace les frais professionnels que vous ne pouvez pas déduire de votre CA en tant qu’auto-entrepreneur. Il s’apparente un peu à l’abattement de 10 % qui s’applique sur les revenus salariés lorsque les frais réels ne sont pas choisis.

Le taux d’abattement forfaitaire applicable dépend de la catégorie d’activité : 

  • Activités de ventes et assimilées : 71 % d’abattement ;
  • Activités de prestations de services artisanales et commerciales (BIC) : 50 % d’abattement ;
  • Activités de prestations de services libérales (BNC) : 34 % d’abattement.

Cet abattement ne peut être inférieur à 305 €, s’il est inférieur, il sera donc ramené à 305 €.

Autrement dit, votre revenu imposable est égal à 29 %, 50 % ou 66 % de votre CA annuel. C’est cette part de votre CA qui sera ajoutée aux autres revenus de votre foyer fiscal (salaires, indemnités chômage, revenus fonciers, revenus du conjoint, etc.) afin de calculer le montant de votre impôt sur le revenu, en appliquant le barème progressif de l’impôt sur le revenu.

bareme impot sur le revenu 2024 (revenus 2023)

Il est important de comprendre que le montant de votre impôt auto-entrepreneur dépendra à la fois de la composition de votre foyer (nombre de parts de quotient familial) et des différentes sources de revenus de celui-ci.

ⓘ Bon à savoir :

Lors de l’année de création de votre auto-entreprise, vous n’aurez aucun acompte de prélèvement à la source à payer puisque les impôts ne connaîtront pas le montant de vos revenus d’auto-entrepreneur. Vous avez donc 2 possibilités :

  • Ne pas payer d’acomptes et payer votre impôt l’année suivante après avoir fait votre déclaration de revenus ;
  • Ou bien mettre à jour le montant de vos acomptes de prélèvements à la source en donnant une estimation de votre CA afin d’éviter un rattrapage trop important l’année suivante.

➜ Pour en savoir plus, consultez notre article sur l’imposition de l’auto-entrepreneur.

Le Versement Libératoire de l’impôt en micro-entreprise

À condition d’y être éligible, vous avez la possibilité d’opter pour le Versement Fiscal Libératoire (VFL) de l’impôt dû pour vos revenus d’auto-entrepreneur.

Dans ce cas, votre impôt sera calculé en appliquant un pourcentage fixe, directement sur votre CA. Avec ce mode d’imposition, vous payez votre impôt à l’Urssaf en même temps que vos différentes charges sociales, lors de vos déclarations de CA mensuelles ou trimestrielles.

Là encore, les taux du Versement Libératoire varient selon la nature de l’activité que vous exercez dans votre micro-entreprise. Voici les taux du VFL en 2024 :

  • Activités de ventes et assimilées : 1% du CA ;
  • Activités de prestations de services artisanales et commerciales : 1,7% du CA ;
  • Activités libérales : 2,2% du CA.

Ces taux sont ajoutés aux cotisations sociales que nous avons détaillées plus haut, sur vos déclarations de CA à l’Urssaf. L’Urssaf reversera ensuite aux impôts les montants prélevés au titre du versement libératoire de votre impôt auto-entrepreneur.

ⓘ Bon à savoir :

Si vous êtes suffisamment imposable, l’option pour le versement libératoire peut s’avérer très intéressante et vous faire économiser pas mal d’argent.

En revanche, dans certains cas, l’option est à proscrire car elle peut vous faire payer de l’impôt alors même que vous n’êtes pas imposable, et ce « trop-perçu » ne vous serait pas remboursé par les impôts.

➜ Pour en savoir plus, consultez notre article complet sur le versement libératoire en auto-entreprise.

La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE)

Il existe également une autre charge fiscale dont sont redevables les auto-entrepreneurs : la Cotisation Foncière des Entreprises ou CFE auto-entrepreneur.

C’est un impôt local dû chaque année par toutes les entreprises en France, assimilable à la taxe foncière des particuliers. Les auto-entrepreneurs n’échappent pas à la règle et sont donc concernés par cet impôt.

Son montant varie selon différents critères : type de local utilisé pour l’activité professionnelle, surface, valeur locative, chiffre d’affaires, taux d’imposition voté par la commune, etc. Il est donc assez compliqué d’estimer le montant de CFE que vous devrez payer.

Cette cotisation foncière est due même en l’absence de local professionnel. Dans ce cas, pour les auto-entrepreneurs qui exercent depuis leur domicile personnel ou au domicile de leurs clients, le montant de la CFE sera déterminé selon une base d’imposition minimale votée par votre commune, plafonnée en fonction de votre CA en N-2. Voici la base d’imposition minimale applicable en 2024 en l’absence de local professionnel :

bareme cotisation minimale CFE 2024

C’est à cette base minimale que sera appliqué le taux d’imposition à la CFE, qui a également été voté par la commune dans laquelle est implantée votre micro-entreprise.

Pour la grande majorité des auto-entrepreneurs, le montant de la CFE varie entre 150 € et 700 € par an.

Dans certains cas, vous pourrez être exonéré de la Cotisation Foncière des Entreprises. Il existe des exonérations en fonction de l’activité exercée, ou en fonction de la zone dans laquelle est implantée votre micro-entreprise, par exemple.

Pour connaître tous les cas d’exonération de CFE, vous pouvez lire notre article complet sur la CFE juste ici.

ⓘ Bon à savoir :

En tant qu’auto-entrepreneur, vous êtes exonéré de TVA. Grâce au régime de franchise en base, vous n’avez pas de TVA à facturer à vos clients ni de déclaration à faire, tant que certains seuils de CA ne sont pas dépassés. Découvrez notre guide sur la TVA auto-entrepreneur pour mieux comprendre son fonctionnement.

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Le Guide Gratuit Auto-Entrepreneur 2024

Nos experts ont condensé les informations essentielles à retenir sur le régime auto-entrepreneur dans ce guide PDF gratuit de plus de 20 pages : les démarches de création, les différentes charges, les obligations comptables, les plafonds, etc.

Tableau récapitulatif des différentes charges à payer en 2024

Grâce à ce tableau, vous aurez un récapitulatif des différentes charges qu’un auto-entrepreneur doit payer en 2024 en fonction de l’activité exercée :

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Les autres charges à prévoir pour votre micro-entreprise

En plus des charges calculées sur votre CA et des charges fiscales, vous devez également anticiper et prévoir toutes les charges qui sont liées à votre activité. Il s’agit des frais professionnels divers comme les assurances, les frais bancaires, les investissements de départ, le matériel et les matières premières, les divers abonnements à des outils ou logiciels, etc.

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Les frais bancaires

Le fameux compte bancaire ! On aurait tendance à l’oublier, mais il est à prendre en compte dans les charges que vous aurez à payer en tant qu’auto-entrepreneur. 

Effectivement, ouvrir un compte bancaire dédié à sa micro-entreprise fait partie des obligations comptables de l’auto-entrepreneur. Toutefois, cette obligation a été assouplie depuis la loi Pacte du 22 mai 2019. En effet, seuls les auto-entrepreneurs dont le CA dépasse pendant 2 années consécutives 10 000 € ont l’obligation d’ouvrir un compte bancaire dédié à leur activité.

Il faut donc prévoir les frais bancaires associés, qui varient en général entre 5 € et 20 € par mois. Il existe même des solutions « gratuites » avec certaines banques en ligne, vous avez donc la possibilité de limiter les frais bancaires au minimum ! Pour vous aider dans le choix de votre banque, n’hésitez pas à jeter un œil à notre top 3 des meilleures banques pour les auto-entrepreneurs

ⓘ Bon à savoir :

Le compte bancaire dédié à votre activité d’auto-entrepreneur peut être un compte professionnel ou un compte courant classique.

Il n’existe aucune obligation quant au type de compte à ouvrir, tant que celui-ci est dédié uniquement à votre micro-entreprise. Il n’est donc pas obligatoire d’ouvrir un compte bancaire professionnel, contrairement à ce que certaines banques pourraient vous faire croire.

Les frais d’assurance

Vous devez également anticiper les frais d’assurance pour votre micro-entreprise. Selon votre activité, une assurance RC Pro ou encore une assurance décennale peut être obligatoire. D’autres assurances, bien que facultatives, sont également recommandées : la mutuelle pour être mieux remboursé de ses frais de santé ou une prévoyance santé pour maintenir vos revenus en cas d’arrêt maladie.

Selon les types d’assurances souscrites, les frais peuvent varier de quelques dizaines d’euros par mois à plusieurs centaines d’euros. Ne négliges donc pas cet aspect !

Pour en savoir plus sur les différentes assurances utiles pour votre auto-entreprise, consultez notre guide sur les assurances ici !

Les frais d’adhésion à un service de médiation de la consommation

Cette obligation est bien souvent méconnue de la plupart des auto-entrepreneurs. Sachez que si vos clients sont des particuliers, alors vous avez l’obligation d’adhérer à un service de médiation de la consommation.

Vous devrez donc choisir un médiateur de la consommation référencé par la Commission d’Évaluation et de Contrôle de la Médiation de la Consommation (CECMC), et adhérer à un service de médiation. Le coût de l’adhésion annuelle varie, en général, entre 10 € et 100 €.

Toutefois, dans l’hypothèse où le médiateur est saisi par un client, il faudra également prévoir des frais liés à la médiation : étude de recevabilité, frais de renoncement, frais de médiation, etc.

Les différentes charges et frais directement liés à votre activité

Pour finir, vous devez également dresser la liste de tous les frais directement liés à l’activité que vous allez exercer, à la gestion et au développement de votre micro-entreprise.

En effet, afin d’avoir une idée de la rentabilité de votre activité, vous devez connaître précisément l’ensemble de vos charges d’auto-entrepreneur : les investissements initiaux pour l’achat d’outils ou de matériels nécessaires pour votre activité, les frais de communication et de publicité, les abonnements divers, les frais d’emballage et d’expédition, etc.

Connaître précisément l’ensemble de vos frais professionnels est d’autant plus important lorsque l’on sait que vous n’aurez pas la possibilité de les déduire de votre chiffre d’affaires !

Voici une liste non exhaustive des charges que vous pourriez avoir en fonction de votre activité.

Les différents investissements de départ

À la création de votre micro-entreprise, vous aurez certainement des frais liés au lancement de votre activité. De la création de votre marque à l’achat de matériel, il est important de prendre en compte ces différentes dépenses. En voici quelques exemples :

  • La création de votre identité visuelle (logo, flyers, cartes de visites, etc.) : entre 30 € et 1 500 €, tout dépend de si vous vous débrouillez seul ou si vous faites appel à un professionnel ;
  • La création de votre site internet : de quelques dizaines d’euros si vous vous débrouillez seul à plusieurs centaines voir milliers d’euros si vous passez par un professionnel ;
  • Les différents achats et investissements nécessaires pour lancer votre activité : matériel informatique, véhicule, outillage, machines, fournitures, etc.

Gardez bien en tête que le statut d’auto-entrepreneur ne permet pas de déduire les charges liées à votre activité, c’est d’ailleurs un inconvénient de la micro-entreprise.

C’est également pour cela qu’il est important de bien vérifier que ce régime est adapté à votre projet, notamment dans l’hypothèse où vous auriez besoin d’investissements importants au démarrage de l’activité.

Les abonnements divers

Vous devrez également prendre en compte tous les types d’abonnement nécessaires à l’exercice de votre activité. Ces frais peuvent varier en fonction de votre domaine, voici cependant les plus communs : 

  • Un forfait téléphonique : entre 5 et 20 € par mois selon le forfait choisi ;
  • Un abonnement internet : entre 10 et 30 € par mois ;
  • L’adhésion à un syndicat des auto-entrepreneurs comme la Fédération des Auto-Entrepreneurs (FNAE) : entre 5 et 12 € par mois ;
  • L’abonnement à un logiciel de facturation auto-entrepreneur : de 7 à 35 € par mois ;
  • Les différents abonnements à certains logiciels (Suite Adobe pour les graphistes par exemple)…

Il s’agit bien sûr d’une liste non exhaustive, à vous de voir quels sont les services dont vous pourriez avoir besoin pour votre activité auto-entrepreneur.

L’éventuelle location d’un local, d’un espace dans un bureau de Coworking ou d’une adresse de domiciliation commerciale

Peut-être avez-vous prévu de louer un espace dans un bureau de Coworking, un local professionnel ou encore de domicilier votre auto-entreprise à une adresse différente de la vôtre ? Dans ce cas, veillez également à prendre en compte la charge que représentera la location d’un bureau ou le service de domiciliation commerciale.

Si vous constatez que ces dépenses représentent un coût trop élevé, il se peut que le régime de la micro-entreprise ne soit pas le plus adapté à votre projet.

Les autres charges liées à votre activité auto-entrepreneur

Selon l’activité que vous exercerez, vous aurez d’autres charges variables à prendre en considération. Il est évident que plus votre volume d’activité sera élevé, plus ces dépenses vont augmenter. On y retrouve notamment les frais d’électricité, de déplacement ou encore de publicité. 

Voici une liste non exhaustive des charges variables les plus courantes pour l’auto-entrepreneur :

  • Les achats de marchandises et de matières premières ;
  • Les frais d’eau et d’électricité, d’autant plus si vous avez un local pour exercer votre activité ;
  • Les frais d’envois et de transports ;
  • Les frais de déplacements (essence, péages, parking, restaurants, hôtels, etc.) ;
  • Les frais liés à l’utilisation d’une solution de paiement en ligne comme Paypal, Stripe ou encore Payfacile, qui vous facturent selon un pourcentage de vos encaissements ;
  • Les frais liés à l’utilisation d’un TPE pour le paiement en carte bancaire comme iZettle, qui, eux aussi, prennent un pourcentage de vos ventes réalisées avec ce moyen de paiement ;
  • Vos frais de publicité (Facebook, Google, etc.).

Nous ne les avons pas toutes citées, mais il est nécessaire de faire un constat de tout ce que vous aurez à payer afin de mieux les anticiper.

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Peut-on déduire ses charges et frais en micro-entreprise ?

Malheureusement la réponse est non, il est impossible de déduire vos charges en micro-entreprise. En effet, la comptabilité allégée applicable à l’auto-entrepreneur ne vous permet pas de déduire vos charges réelles. Avec le régime micro-entreprise, vos charges sont déduites de manière forfaitaire via un abattement effectué par les services fiscaux, comme nous l’expliquions plus haut dans la partie sur l’impôt sur le revenu.

Vous devez donc toujours déclarer la totalité des sommes payées par vos clients, que ce soit pour vos déclarations Urssaf ou aux impôts. Vous payerez donc vos charges sur votre chiffre d’affaires, et non pas sur vos bénéfices (CA – charges).

C’est la raison pour laquelle il est vraiment très important de lister toutes vos charges. Cela vous permettra d’analyser la rentabilité de votre activité, mais aussi de vérifier si le régime de la micro-entreprise est bien adapté à votre activité ou à votre projet !

Si vous envisagez d’exercer une activité qui nécessite beaucoup de charges, dans ce cas, il serait peut-être plus intéressant d’opter pour un autre statut juridique

ⓘ Bon à savoir :

Il existe cependant une petite exception à ce principe de non-déduction des charges pour l’auto-entrepreneur ! À condition d’en respecter les critères, il est possible d’utiliser la méthode des frais de débours pour déduire certains frais de votre CA.

Les débours sont des frais avancés au nom et pour le compte de votre client, que ce dernier vous remboursera au centime près. Les frais de débours pourront être déduits du chiffre d’affaires à déclarer à l’Urssaf ou aux impôts.

En savoir plus sur la méthode des frais de débours.

FAQ : Les charges auto-entrepreneur 2024

💡 Quelles sont les charges d'un auto-entrepreneur ?

L'auto-entrepreneur est redevable de différentes charges calculées sur son chiffre d'affaires : les cotisations sociales, la contribution à la formation professionnelle et la taxe pour frais de chambre consulaire. Il est également redevable de charges fiscales : l'impôt sur le revenu et la cotisation foncière des entreprises. Enfin, il aura d'autres charges à prévoir : compte bancaire, assurances, achat des marchandises, abonnements divers, etc.

💰 Quels sont les taux des charges auto-entrepreneur ?

L'auto-entrepreneur paye la grande partie de ses charges en appliquant un pourcentage sur son chiffre d'affaires. Les taux de cotisations sociales sont de 12,8% pour les activités de ventes et assimilées, et de 22% pour les activités de prestations de services artisanales, commerciales et 22,2% pour les activités libérales.

📆 Quand faut-il payer ses charges auto-entrepreneur ?

Vous pouvez opter pour une déclaration et un paiement mensuel ou trimestriel de vos charges sociales. La cotisation foncière des entreprises quant à elle se paye tous les ans avant le 15 décembre. Enfin, le paiement de l'impôt peut se faire de 2 manières : soit via le Versement Libératoire, en même temps que les cotisations sociales, soit via le prélèvement à la source avec paiement d'acomptes mensuels ou trimestriels.

📉 Peut-on déduire ses charges en auto-entreprise ?

Non, par principe, les auto-entrepreneurs ne peuvent pas déduire leurs charges de leur chiffre d'affaires pour calculer leur bénéfice réel. Leur bénéfice est déterminée forfaitairement après application d'un abattement remplaçant les frais professionnels qui ne peuvent être déduits. Toutefois, il est possible d'utiliser la méthode des débours afin de ne pas comptabiliser certains remboursements que vous font vos clients dans votre chiffre d'affaires.

Mon-AutoEntreprise.fr est le partenaire référent des auto-entrepreneurs. Nous simplifions votre quotidien de freelance en décryptant les infos et actualités du régime et en vous accompagnant à chaque étape de votre projet.

Description de l'article
Titre
Les charges des auto-entrepreneurs
Description
Nous avons décrypté pour vous l'ensemble des charges que vous devrez payer en tant qu'auto-entrepreneur : cotisations sociales, CFE, impôts, etc.
Auteur
Mon-AutoEntreprise.fr