Le guide 2020 des charges de l’Auto-Entrepreneur

par | 1, Sep 2020 | Fiches Pratiques, Fiscalité

Le guide 2020 sur l’auto-entreprise

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Vous souhaitez devenir auto-entrepreneur mais vous ne savez pas quelles sont les charges en auto-entreprise ? Vous aurez différentes charges à payer en tant qu’auto-entrepreneur : les cotisations sociales, la Cotisation Foncière des Entreprises, l’impôt sur le revenu, etc.

Mais quelles sont précisément les charges d’un auto-entrepreneur ? Comment son-elles calculées ? Existe-t-il des exonérations de charges auto-entrepreneur ?

Grâce à ce guide, vous aurez les réponses à toutes vos questions sur les charges à payer en tant qu’auto-entrepreneur !

Devenir auto-entrepreneur : le guide de la jungle entrepreneuriale

Avant d’aller plus loin, voici le premier outil dont vous aurez besoin pour créer votre auto-entreprise : notre guide complet sur le statut auto-entrepreneur. Et comme on aime vous faire des cadeaux, on vous l’offre ! Téléchargez gratuitement ce guide de plus de 50 pages en cliquant sur le lien ci-dessous 👇

Les charges auto-entrepreneur calculées sur le chiffre d’affaires

Une grande partie des charges auto-entrepreneur sont calculées sur la base du chiffre d’affaires. C’est d’ailleurs l’un des avantages de l’auto-entreprise : les charges peuvent s’anticiper plus facilement, et s’il n’y a pas de chiffre d’affaires, il n’y aura pas de charges à payer.

Voici les différentes charges auto-entrepreneur calculées selon un pourcentage du CA.

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Les cotisations sociales de l’auto-entrepreneur

Afin de bénéficier d’une protection sociale, les auto-entrepreneurs sont redevables de cotisations sociales calculées directement sur leur chiffre d’affaires.

Quels sont les taux de cotisations auto-entrepreneur ?

L’auto-entrepreneur paye ses charges sociales selon un pourcentage de son chiffre d’affaires. Les taux de cotisations sociales dépendent des activités exercées dans l’auto-entreprise.

Voici les taux de cotisations auto-entrepreneur 2020 :

  • Activités de ventes et assimilées : 12,8% du CA
  • Activités de prestations de services artisanales et commerciales : 22% du CA
  • Activités de prestations de services libérales : 22% du CA

À quoi et pourquoi cotisez-vous à la Sécurité Sociale des Indépendants ?

Les auto-entrepreneurs sont affiliés à la Sécurité Sociale des Indépendants et cotisent pour :

  • L’assurance maladie / maternité
  • La cotisation supplémentaire d’indemnité journalière
  • CSG / CRDS
  • La cotisation allocations familiale
  • La cotisation retraite de base
  • La cotisation au titre de la retraite complémentaire obligatoire
  • La cotisation au régime d’invalidité et décès

Ces cotisations vous ouvrent des droits auprès de l’Assurance Maladie des auto-entrepreneurs :

Ces droits sont soumis à certaines conditions. Il convient donc de bien se renseigner et d’envisager de prendre une mutuelle santé auto-entrepreneur et une prévoyance santé. Ces assurances vous permettent de bénéficier d’un meilleur remboursement de vos frais de santé et d’un revenu de remplacement en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité temporaire ou permanente.

Quand et comment déclarer et payer ses cotisations sociales auto-entrepreneur ?

Vous devrez effectuer des déclarations mensuelles ou trimestrielles de votre chiffre d’affaires à l’URSSAF via le site autoentrepreneur.urssaf.fr. Les déclarations doivent obligatoirement être effectuées en ligne.

La périodicité dépend de votre choix lors de la création de l’auto-entreprise. Quoi qu’il arrive, votre première déclaration se fera après un minimum de 90 jours d’activité.

Une fois votre chiffre d’affaires déclaré, vous pourrez payer vos cotisations sociales par carte bancaire, ou par prélèvement à l’échéance via un mandat SEPA.

➜ En savoir plus sur les déclarations de CA auto-entrepreneur

⚠ ATTENTION ⚠

Si vous cumulez votre auto-entreprise avec des indemnités chômage, nous vous conseillons plutôt d’opter pour des déclarations mensuelles de chiffre d’affaires.

➜ En savoir plus sur le cumul auto-entrepreneur et chômage

Le dispositif ACRE : une exonération de charges sociales pour l’auto-entrepreneur

L’Aide à la Création et à la Reprise d’Entreprise (ACRE) est une aide permettant à l’auto-entrepreneur de bénéficier d’une exonération partielle de cotisations sociales pour la 1ère année d’activité.

Si vous remplissez les conditions pour en bénéficier, vos cotisations seront réduites de 50% pendant les 4 premiers trimestres civils de votre activité.

Voici les taux de cotisations sociales 2020 pour les auto-entrepreneurs bénéficiant de l’ACRE :

  • Activités de ventes et assimilées : 6,4% du CA
  • Activités de prestations de services artisanales et commerciales : 11% du CA
  • Activités de prestations de services libérales : 11% du CA

 

⚠ ATTENTION ⚠

L’ACRE ne s’obtient pas automatiquement et cette aide est soumise à certaines conditions. Vous devrez demander cette aide à l’URSSAF dans les 45 jours qui suivent la création de votre auto-entreprise.

Sachez également que cette aide fonctionne avec les trimestres civils. Il vaut mieux donc créer votre auto-entreprise en début de trimestre civil (janvier, avril, juillet et octobre) pour bénéficier de l’ACRE sur la plus longue période possible.

➜ En savoir plus sur le dispositif ACRE auto-entrepreneur

La Contribution à la Formation Professionnelle (CFP) auto-entrepreneur

Sur vos déclarations de chiffre d’affaires, vous verrez également apparaître des lignes supplémentaires pour le paiement d’autres taxes et contributions.

Parmi ces lignes supplémentaires, vous trouverez une ou plusieurs lignes correspondant à la Contribution à la Formation Professionnelle.

En effet, en tant qu’auto-entrepreneur vous cotisez pour la formation professionnelle. Cette cotisation vous permet de bénéficier de droits à la formation.

Si vous suivez des formations et que celles-ci sont éligibles à un financement, vous pourrez alors vous rapprocher de votre fonds d’assurance formation afin de demander la prise en charge totale ou partielle de ces frais de formation.

Les taux de cotisations varient encore une fois selon le type d’activité que vous exercez dans votre micro-entreprise. Ces taux sont relativement faibles :

  • Activités de ventes et assimilées : 0,1% du CA
  • Activités libérales et prestations de services commerciales : 0,2% du CA
  • Activités artisanales : 0,3% du CA

 

La Taxe pour Frais de Chambre Consulaire (TFCC)

Avant 2015, tous les auto-entrepreneurs étaient exonérés de la Taxe pour Frais de Chambre Consulaire, ce n’est plus le cas maintenant. Cette taxe sert à financer les Chambres Consulaires comme la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) ou la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA).

Les auto-entrepreneurs qui exercent exclusivement une activité libérale et qui sont donc inscrit uniquement à l’URSSAF ne sont pas redevables de cette taxe additionnelle.

La TFCC est également recouvrée en même temps que vos cotisations sociales, lors de vos déclarations de chiffre d’affaires mensuelles ou trimestrielles. Les taux sont relativement faibles et dépendent de votre immatriculation ou non en CCI ou en CMA :

  • Immatriculation en CCI uniquement (commerçants) :
    • Activités de ventes et assimilées : 0,015%
    • Activités de prestations de services commerciales : 0,044%
  • Immatriculation en CMA uniquement (artisans) :
    • Activités de ventes artisanales : 0,22%
    • Activités de prestations de services artisanales : 0,48%
  • Artisans en double immatriculation CCI/CMA :
    • Une taxe additionnelle est recouvrée par la CCI en plus des taxes artisans ci-dessus : 0,007%

Pour en savoir plus sur la Taxe pour Frais de Chambre Consulaire, rendez-vous sur le site des Services Publics.

Les charges fiscales en auto-entreprise

Les auto-entrepreneurs sont également redevables de charges fiscales : l’impôt sur le revenu et la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE).

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Le Prélèvement à la Source de l’impôt sur le revenu de l’auto-entrepreneur

Il s’agit de la méthode d’imposition classique qui s’applique par défaut à tous les auto-entrepreneurs : le prélèvement à la source de l’impôt.

Vous devrez déclarer, chaque année, votre chiffre d’affaires réalisé l’année précédente via la déclaration de revenus 2042-C-PRO. Cette déclaration permettra à l’administration fiscale de calculer le montant de vos acomptes de prélèvement à la source.

Avec cette méthode, votre revenu imposable est déterminée par les services des impôts après application d’un abattement forfaitaire sur votre chiffre d’affaires. Cet abattement remplace les frais professionnels que vous ne pouvez pas déduire en auto-entreprise (frais de livraison, achat des matières premières, publicité, etc.).

Voici les taux d’abattement applicables en 2020 :

  • Activités de ventes et assimilées : 71% d’abattement
  • Activités de prestations de services artisanales et commerciales : 50% d’abattement
  • Activités de prestations de services libérales : 34% d’abattement

Le bénéfice forfaitaire calculé après application de ces abattements est ensuite ajouté aux autres revenus du foyer fiscal pour déterminer votre tranche d’imposition pour l’application du barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Avec la méthode d’imposition classique, le montant de l’impôt est donc déterminé après application d’un abattement forfaitaire et en tenant compte des autres sources de revenus et de la composition de votre foyer fiscal.

⚠ ATTENTION ⚠

Pour votre première année d’activité, vous avez 2 possibilités :

  • Ne pas payer d’acomptes de prélèvement à la source et payer votre impôt l’année suivante ;
  • Ou donner une estimation de votre chiffre d’affaires pour payer dès le départ des acomptes de prélèvement à la source.

➜ En savoir plus sur le prélèvement à la source de l’impôt pour l’auto-entrepreneur

Le Versement Fiscal Libératoire de l’impôt auto-entrepreneur

Les auto-entrepreneurs peuvent, sous conditions, opter pour le Versement Fiscal Libératoire (VFL) de leur impôt sur le revenu. Cette option leur permet de payer l’impôt sur le revenu en même temps que leurs cotisations sociales.

En cas d’option pour le VFL, l’impôt sera prélevé par l’URSSAF sur vos déclarations de CA, en appliquant un pourcentage supplémentaire.

Là encore, les taux du Versement Libératoire varient selon la nature de l’activité que vous exercez dans votre micro-entreprise :

  • Activités de ventes et assimilées : 1%
  • Activités de prestations de services artisanales et commerciales : 1,7%
  • Activités libérales : 2,2%

L’option pour le versement libératoire peut être un bon moyen d’optimiser son imposition et de payer ainsi moins d’impôts si vous êtes imposable. En revanche, si vous n’êtes pas imposable, cette option peut vous faire payer de l’impôt alors que vous n’en êtes normalement pas redevable !

⚠ ATTENTION ⚠

L’impôt payé par le biais du VFL n’est pas remboursable, il vaut mieux par conséquent être sûr d’être imposable si vous optez pour le VFL ! Vous pouvez utiliser le simulateur de l’Ordre des Experts Comptables pour vérifier si l’option pour le VFL est intéressante ou non dans votre situation.

Afin de pouvoir opter pour le VFL, il faut également que votre Revenu Fiscal de Référence de l’avant dernière année (N-2) soit inférieur à :

  • 27 519 € pour une personne seule  ;
  • 55 038 € pour un couple (2 parts) ;
  • 82 557 € pour un couple avec deux enfants (3 parts).

Vous trouverez votre revenu fiscal de référence N-2 sur votre avis d’imposition de l’année précédente (N-1).

➜ En savoir plus sur le Versement Libératoire de l’impôt

La Cotisation Foncière des Entreprises ou CFE auto-entrepreneur

La CFE auto-entrepreneur est un impôt local dû par toutes les entreprises, y compris par les auto-entrepreneurs. Elle remplace l’ancienne taxe professionnelle. Cet impôt sert à financer le budget de la commune dans laquelle est implantée votre micro-entreprise.

Quel est le montant de la CFE auto-entrepreneur ?

Le montant de la cotisation foncière dépend de la valeur locative des biens immobiliers utilisés par votre auto-entreprise et d’un taux voté par votre commune. Il est donc compliqué d’estimer précisément le montant de la CFE auto-entrepreneur.

Pour les auto-entrepreneurs qui exercent leur activité à leur domicile ou au domicile de leurs clients, une cotisation forfaitaire minimale sera appliquée. Cette cotisation minimale dépendra de votre chiffre d’affaire annuel réalisé en N-2.

Voici le montant des cotisations minimales applicables en 2020 :

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Vous en restez quoi qu’il en soit redevable, même si vous exercez à votre domicile personnel et que vous payez déjà une taxe foncière au titre de votre résidence principale.

Les différents cas d’exonérations de CFE auto-entrepreneur

Il existe plusieurs cas d’exonérations de CFE auto-entrepreneur.

Tout d’abord, tous les auto-entrepreneurs peuvent bénéficier d’une exonération de CFE pour leur première année d’activité. En effet, la CFE est due qu’à partir de la 2ème année civile d’activité. La base d’imposition sera d’ailleurs réduite de 50% pour la 1ère année d’imposition à la CFE.

Il existe aussi des exonérations temporaires de CFE. C’est le cas par exemple si vous réalisez un CA inférieur à 5000€ lors de l’avant dernière année (N-2), si vous avez une baisse significative de chiffre d’affaires, ou si vous avez fermé votre auto-entreprise dans l’année.

Certaines exonérations seront permanentes. C’est le cas des exonérations de CFE directement liées à l’activité exercée dans votre micro-entreprise. Ainsi, par exemple, les artisans, les VTC ou encore les professeurs indépendants pourront être totalement exonérés de CFE.

➜ En savoir plus sur la CFE auto-entrepreneur et les différents cas d’exonérations

Les autres charges auto-entrepreneur

Enfin, gardez à l’esprit que vous aurez également d’autres charges liées au fonctionnement de votre auto-entreprise. Il s’agit des frais professionnels divers comme les assurances, les frais bancaires, les investissements de départ, le matériel et les matières premières, les divers abonnements à des outils ou logiciels, etc.

autres charges auto-entrepreneur

Les frais bancaires

Les auto-entrepreneurs ont l’obligation d’ouvrir un compte bancaire dédié à l’activité . Cela fait partie des obligations comptables de l’auto-entrepreneur.

Dès lors, il est important de prévoir également cette charge supplémentaire pour l’auto-entrepreneur. Il faudra en général compter entre 5 et 20 euros par mois maximum. Certaines banques en ligne proposent même des comptes bancaires gratuits pour les auto-entrepreneurs, c’est le cas par exemple de N26.

ⓘ À NOTER :

Depuis le 1er janvier 2019, le compte bancaire dédié n’est plus obligatoire pour les auto-entrepreneurs qui ne dépassent pas 10 000 € de CA par an pendant 2 années consécutives. C’est une des nouveautés de l’année 2019 pour les auto-entrepreneurs : ainsi, si vous réalisez moins de 10 000 € de CA, vous n’avez pas l’obligation d’ouvrir un compte bancaire dédié.

Cependant, afin de simplifier la gestion de votre auto-entreprise et pour bien distinguer les opérations bancaires liées à l’activité, nous vous recommandons vivement d’avoir un compte dédié à votre micro-entreprise !

➜ Voir toutes les offres de comptes bancaires adaptés pour auto-entrepreneur

Les frais d’assurances

Vous devez également prévoir les frais liés à la souscription à une assurance, parfois obligatoire selon l’activité exercée.

En effet, en fonction de votre activité, il sera peut-être obligatoire de souscrire à une assurance Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro) ou encore à une assurance Garantie Décennale, notamment pour les activités du bâtiment.

Voici une liste non exhaustive des secteurs d’activité pour lesquels la souscription à une assurance est obligatoire :

  • Les activités de santé,
  • Les professionnels du droit,
  • Les activités du bâtiment,
  • Les professions impliquant l’utilisation d’un véhicule terrestre à moteur.

Cette charge fixe peut être assez importante, notamment pour les professionnels du bâtiment qui doivent souscrire à une assurance décennale. Les coûts peuvent varier de quelques dizaines d’euros à une centaine d’euros par mois.

D’autres assurances facultatives peuvent également être souscrite afin de vous couvrir en cas de risque. C’est le cas des assurances perte d’exploitation, de la mutuelle ou de la prévoyance santé.

➜ En savoir plus sur les assurances pour les auto-entrepreneurs

Les frais d’adhésion à un dispositif de médiation de la consommation

Depuis le 1er janvier 2016, tous les professionnels qui travaillent avec des particuliers ont l’obligation d’adhérer à un dispositif de médiation de la consommation. C’est donc le cas des auto-entrepreneurs dont les produits ou services s’adressent à des particuliers.

Vous pouvez choisir librement votre médiateur. Celui-ci devra toutefois être référencé par la Commission d’Evaluation et de Contrôle de la Médiation de la Consommation (CECMC) en tant que médiateur de la consommation.

Les frais d’adhésion varient entre une dizaine d’euros à l’année jusqu’à plusieurs centaines d’euros. Attention, il peut s’ajouter des frais complémentaires aux frais d’adhésion : des frais d’étude de recevabilité, des frais de médiation et des frais de renoncement.

Les frais liés à votre activité

Enfin, il vous faudra prendre en compte l’ensemble des frais liés à votre activité : les investissements de départ avec l’achat de l’outillage et du matériel nécessaire à votre activité, les frais de communication et de publicité, les différents abonnements (téléphone, internet, logiciel, etc.), l’achat des matières premières, les frais d’emballage et d’expédition, etc.

Prenez le temps de bien lister l’ensemble de vos charges auto-entrepreneur afin de pouvoir les anticiper au maximum et avoir une idée assez précise de votre rentabilité.

Ne négligez pas cette étape importante avant de vous lancer : vous ne pourrez déduire aucune charge de votre chiffre d’affaires en auto-entreprise !

Les investissements de départ

Vous devrez probablement prévoir certains investissements de départ pour lancer votre auto-entreprise. Parmi les plus courants, nous avons retenu :

  • La création de votre identité visuelle (logo, flyers, cartes de visites, etc.) : entre 30 et 1 500 €, tout dépend de si vous vous débrouillez seul ou si vous faites appel à un professionnel ;
  • La création de votre site internet : de quelques dizaines d’euros si vous vous débrouillez seul à plusieurs centaines voir milliers d’euros si vous passez par un professionnel ;
  • Les différents achats et investissements nécessaires pour lancer votre activité : matériel informatique, véhicule, outillage, machines, fournitures, etc.

Il faut bien garder en tête que vous ne pourrez déduire aucun achat ou investissement, mieux vaut donc bien réfléchir à vos différents investissements et envisager de choisir un autre statut juridique si vos investissements de départ sont importants !

Les abonnements divers

Il est fort probable que vous soyez obligés de souscrire à certains abonnements afin de pouvoir exercer votre activité indépendante en micro-entreprise. Parmi ces abonnements, nous pouvons citer :

  • Un forfait téléphonique : entre 5 et 20€ par mois selon le forfait choisi
  • Un abonnement internet : entre 10 et 30€ par mois
  • L’adhésion à un syndicat des auto-entrepreneurs comme la FedAE : entre 5 et 12€ par mois
  • L’abonnement à un logiciel de facturation auto-entrepreneur : de 7 à 29€ par mois
  • Les différents abonnements à certains logiciels (Suite Adobe pour les graphistes par exemple)

Il s’agit bien sûr d’une liste non exhaustive, à vous de voir quels sont les services dont vous pourriez avoir besoin pour votre activité auto-entrepreneur.

La location d’un local ou d’un bureau dans un espace de Coworking ou une domiciliation commerciale

Vous souhaiterez peut-être louer un local ou un bureau dans un espace de Coworking. ou encore souscrire à une domiciliation commerciale pour l’adresse de votre auto-entreprise. Il faudra donc prévoir ces frais mensuels, et peut être même envisager d’opter pour un autre statut juridique si cela représente une dépense trop importante.

Les autres charges liées à l’activité de l’auto-entrepreneur

Enfin, vous aurez également d’autres charges variables pour votre activité auto-entrepreneur. Ces charges dépendent pour beaucoup de l’activité exercée, et vous seul pourrez les estimer. Il s’agit notamment des achats de marchandises et matières premières pour ceux exerçant une activité d’achat/vente ou de production, fabrication ou transformation, ou encore des frais d’eau et d’électricité ou même de communication et de publicité.

En effet, toutes ces dépenses dépendent bien évidemment de votre volume d’activité : plus celui-ci est important, plus ces frais augmenteront.

Voici une liste des charges variables les plus courantes liées à votre activité auto-entrepreneur :

  • Les achats de marchandises et de matières premières ;
  • Les frais d’eau et d’électricité, d’autant plus si vous avez un local pour exercer votre activité ;
  • Les frais d’envois et de transports ;
  • Les frais de déplacements (essence, péages, parking, restaurants, hôtels, etc.) ;
  • Les frais liés à l’utilisation d’une solution de paiement en ligne comme Paypal, Stripe ou encore Payfacile, qui vous facturent selon un pourcentage de vos encaissements ;
  • Les frais liés à l’utilisation d’un TPE pour le paiement en carte bancaire comme SumUp ou iZettle, qui eux aussi prennent un pourcentage de vos ventes réalisées avec ce moyen de paiement ;
  • Vos frais de publicité (Facebook, Google, etc.).

La liste n’est bien sûr pas exhaustive et vous permet simplement d’avoir en tête que vous aurez forcément des frais variables en fonction de votre activité.

ⓘ À NOTER :

Nous vous rappelons que vous ne pourrez déduire aucune charges en micro-entreprise ! Il est donc important de réaliser un prévisionnel pour avoir une idée des charges que vous allez avoir au global dans votre activité auto-entrepreneur. Si celles-ci sont trop élevées, il conviendra alors d’opter pour un autre statut juridique plus adapté.

Peut-on déduire ses charges et frais en micro-entreprise ?

La comptabilité allégée des auto-entrepreneurs entraine certains inconvénients. Et le premier inconvénient consiste en l’impossibilité de déduire les charges et frais que vous aurez pour votre activité auto-entrepreneur !

En effet, vous n’aurez pas de bilan et de compte de résultat à réaliser, et vous ne déterminerez donc pas votre bénéfice de manière réelle. Celui-ci sera déterminé de manière forfaitaire par le biais d’un abattement sur votre chiffre d’affaires, qui sera réalisé directement par les services des impôts.

Il est donc très important de réaliser un prévisionnel avant de vous lancer en micro-entreprise, car si vos charges sont trop élevées et dépassent les abattements prévus par la réglementation, vous paierez plus de cotisations sociales et d’impôt qu’en choisissant un autre statut juridique.

Afin de vérifier si le statut auto-entrepreneur est adapté à votre projet de création d’entreprise, nous vous avons résumé les 6 principaux avantages et inconvénients de ce statut dans un article complet (et dans une super infographie !).

ⓘ À NOTER :

Il existe une petite exception à ce principe de non déduction des charges pour l’auto-entrepreneur : la méthode des frais de débours. Si les conditions sont respectées, les frais de débours pourront ne pas être comptabilisés comme du chiffre d’affaires. Dans ce cas, vous n’aurez pas à déclarer ces frais de débours et à payer des cotisations sociales dessus.

➜ En savoir plus sur les frais de débours

FAQ : Les charges auto-entrepreneur

💡 Quelles sont les charges d'un auto-entrepreneur ?

L'auto-entrepreneur est redevable de différentes charges calculées sur son chiffre d'affaires : les cotisations sociales, la contribution à la formation professionnelle et la taxe pour frais de chambre consulaire. Il est également redevable de charges fiscales : l'impôt sur le revenu et la cotisation foncière des entreprises. Enfin, il aura d'autres charges à prévoir : compte bancaire, assurances, achat des marchandises, abonnements divers, etc.

💰 Quels sont les taux des charges auto-entrepreneur ?

L'auto-entrepreneur paye la grande partie de ses charges en appliquant un pourcentage sur son chiffre d'affaires. Les taux de cotisations sociales sont de 12,8% pour les activités de ventes et assimilées, et de 22% pour les activités de prestations de services artisanales, commerciales et libérales.

📆 Quand faut-il payer ses charges auto-entrepreneur ?

Vous pouvez opter pour une déclaration et un paiement mensuel ou trimestriel de vos charges sociales. La cotisation foncière des entreprises quant à elle se paye tous les ans avant le 15 décembre. Enfin, le paiement de l'impôt peut se faire de 2 manières : soit via le Versement Libératoire, en même temps que les cotisations sociales, soit via le prélèvement à la source avec paiement d'acomptes mensuels ou trimestriels.

📉 Peut-on déduire ses charges en auto-entreprise ?

Non, par principe, les auto-entrepreneurs ne peuvent pas déduire leurs charges de leur chiffre d'affaires pour calculer leur bénéfice réel. Leur bénéfice est déterminée forfaitairement après application d'un abattement remplaçant les frais professionnels qui ne peuvent être déduits. Toutefois, il est possible d'utiliser la méthode des débours afin de ne pas comptabiliser certains remboursements que vous font vos clients dans votre chiffre d'affaires.

Voilà, vous savez tout sur les charges auto-entrepreneur !

Vous souhaitez vous simplifier la vie, être sûr(e) de n’oublier aucune charge obligatoire et de respecter les règles comptables qui vous sont applicables ? Découvrez Mon-AE, notre logiciel intelligent qui vous permet d’automatiser toute les obligations comptables et déclaratives de votre micro-entreprise !

Description de l'article
Les charges des auto-entrepreneurs
Titre
Les charges des auto-entrepreneurs
Description
Nous avons décrypté pour vous l'ensemble des charges que vous devrez payer en tant qu'auto-entrepreneur : cotisations sociales, CFE, impôts, etc.
Auteur
Mon-AutoEntreprise.fr