L’objectif du statut auto-entrepreneur a été de créer un régime simple favorisant la création d’entreprise. Ainsi, le statut présente de nombreux avantages tels que les démarches administratives simplifiées, une comptabilité allégée ou encore une méthode de calcul et de paiement simple pour les cotisations sociales.

Bien qu’ayant certains avantages, il existe également des inconvénients au statut auto-entrepreneur qui font que celui-ci n’est pas toujours adapté à tous les projets de création d’entreprise !

Les experts de Mon-AutoEntreprise.fr ont décrypté pour vous les 6 avantages et les 6 inconvénients du statut auto-entrepreneur. Vous pourrez ainsi vérifier si ce statut semble être adapté ou non à votre projet de création d’entreprise !

Les 6 avantages et les 6 inconvénients du statut Auto-Entrepreneur en infographie

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Les 6 avantages du statut auto-entrepreneur

Découvrez quels sont les 6 avantages du statut auto-entrepreneur : simplifications des démarches administratives, déclarations et paiements des charges simplifiées, exonération de TVA, comptabilité limitée, versement fiscal libératoire, etc.

Des démarches administratives simplifiées pour les auto-entrepreneurs

Le 1er avantage du statut auto-entrepreneur est lié à la simplification des démarches administratives de création, modification et radiation.

Contrairement aux autres formes juridiques, les démarches administratives des auto-entrepreneurs sont simplifiées au maximum (ou presque !) et gratuites (à condition de savoir se débrouiller seul(e) sur internet…).

En effet, en effectuant vos démarches de création auto-entrepreneur sur les sites officiels (lautoentrepreneur.fr, guichet-entreprises.fr ou cfe-metiers.com selon l’activité exercée), vous n’aurez aucun frais d’immatriculation à régler.

Concernant les pièces à fournir, elles sont également assez simples et limitées. Un auto-entrepreneur n’aura pas à rédiger de statuts de société ou à faire paraître une annonce légale par exemple. Pour devenir auto-entrepreneur, vous devrez fournir :

  • La copie de votre pièce d’identité,
  • Un justificatif de domicile,
  • Une attestation sur l’honneur de non condamnation.

Attention, selon l’activité exercée, il pourra être vous être demandé également de suivre un Stage de Préparation à l’Installation (SPI) ou encore de fournir des justificatifs de qualification professionnelle (diplôme, capacité professionnelle, etc.).

Les autres formalités administratives sont également gratuites pour les auto-entrepreneurs dès lors qu’elles sont réalisés en ligne, sans accompagnement (adjonction d’activité, changement d’adresse, cessation de l’activité, etc.).

Bien que les démarches soient “simplifiées”, vous devrez tout de même faire des choix importants lors de la création de votre micro-entreprise : la périodicité de vos déclarations et paiements de cotisations sociales, l’option ou non pour le versement fiscal libératoire, l’organisme conventionné qui prendra en charge votre assurance maladie, l’option ou non pour le régime de l’EIRL, etc.

C’est pourquoi il est important de bien vous renseigner avant de vous lancer ! Parfois, décider de se faire accompagner pour vos démarches de création peut être une très bonne solution pour éviter les erreurs qui sont assez fréquentes lors de la création d’une auto-entreprise.

FAITES-VOUS ACCOMPAGNER POUR DEVENIR AUTO-ENTREPRENEUR

Si vous avez la phobie administrative ou que vous voulez vous assurer de démarrer du bon pied en évitant les erreurs, les experts de Mon-AutoEntreprise.fr peuvent vous accompagner pas à pas dans la création de votre micro-entreprise.

La comptabilité limitée et allégée des auto-entrepreneurs

Le 2ème avantage du statut auto-entrepreneur est la comptabilité simplifié de ce régime. En effet, les obligations comptables des auto-entrepreneurs sont limitées et ils ne doivent pas, comme les autres entrepreneurs, produire un bilan comptable et fournir chaque année au service des impôts la fameuse “liasse fiscale”.

Cela signifie également que vous n’aurez donc pas besoin de faire appel aux services d’un expert-comptable pour tenir la comptabilité de votre micro-entreprise ! Les frais de gestion sont donc eux aussi d’autant allégés.

Les auto-entrepreneurs bénéficient du régime micro-fiscal (micro-BIC ou micro-BNC). Les obligations comptables de ce régime sont limitées à :

  • L’ouverture d’un compte bancaire dédié à l’activité
  • La production de factures aux normes et leur conservation pendant 10 ans
  • La tenue d’un livre de recettes (et d’un registre des achats pour certaines activités)

Pour en savoir plus sur la comptabilité en micro-entreprise, consultez notre article détaillé.

L’exonération de TVA en auto-entreprise

Le 3ème avantage de ce statut est l’exonération de TVA. En effet, les auto-entrepreneurs bénéficient du régime de franchise en base de TVA.

Cela signifie qu’en dessous d’un certain seuil de chiffre d’affaires (82 800 € pour les activités de ventes et assimilées et 33 200 € pour les activités de prestations de services), vous n’aurez pas à facturer de TVA à vos clients. Vous n’aurez donc pas non plus à faire des déclarations de TVA à transmettre à l’administration fiscale.

Outre l’avantage lié à la simplification administrative, un autre avantage non négligeable est  lié à la possibilité de facturer 20% moins chers que les concurrents ayant un autre régime et devant facturer cette TVA !

Pour finir, cela simplifie également la gestion de la trésorerie puisque l’auto-entrepreneur n’aura pas à mettre la TVA collectée de côté pour la reverser ensuite à l’État.

L’exonération de TVA pour les auto-entrepreneurs (appelée régime de franchise en base de TVA) a donc 3 avantages :

  • Une simplification des démarches administratives et comptables (pas de déclaration de TVA à faire),
  • La possibilité de proposer des prix moins élevés que les concurrents (vous ne facturez pas de TVA, vous êtes donc potentiellement 20% moins cher qu’eux !),
  • Une gestion de trésorerie plus simple car vous n’avez pas à reverser à l’Etat la TVA collectée (vous ne collectez pas de TVA !).

Une méthode de calcul et de paiement simplifiée de vos charges auto-entrepreneur

Le 4ème avantage du statut auto-entrepreneur est lié aux méthodes de calcul, de déclaration et de paiement des cotisations sociales. En effet, il a été mis en place un régime spécial pour les micro-entrepreneurs : le régime “micro social simplifié”.

Ce régime est dit simplifié car vous déclarez chaque mois (ou chaque trimestre selon le choix effectué à la création de votre micro-entreprise) votre chiffre d’affaires sur le site www.net-entreprises.fr. Vos cotisations sociales sont automatiquement calculées selon un pourcentage de votre chiffre d’affaires (en 2018 : 12,8% pour les activités de ventes de marchandises et 22% pour les activités de prestations de services).

Le premier avantage de cette méthode simplifiée : si vous ne réalisez pas de chiffre d’affaires, vous n’aurez donc pas de cotisations sociales à payer ! C’est un avantage non négligeable lorsqu’on se lance car cela limite énormément les charges de l’auto-entrepreneur au démarrage de l’activité.

De plus, cela a aussi pour avantage de simplifier la gestion de votre trésorerie. En effet, vous payez chaque mois (ou trimestre), les cotisations dues pour le mois (ou trimestre) précédent.

On peut donc dire qu’il y a 3 avantages liés à cette méthode simplifiée de calcul et de paiement des cotisations sociales :

  • Un calcul clair et facile à anticiper (12,8% ou 22% du CA de la période précédente),
  • Pas de cotisations forfaitaires ou minimales : en cas d’absence de CA pour une période, aucunes cotisations à régler,
  • Et enfin, une gestion plus simple de la trésorerie.

L’exonération partielle de cotisations sociales pour les auto-entrepreneurs : l’ACCRE

Le 5ème avantage est l’extension de l’exonération partielle de cotisations sociales prévue par l’ACCRE (Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’Entreprise). En effet, cette aide est normalement limitée à 1 an, sauf pour les auto-entrepreneurs qui peuvent en bénéficier durant les 3 premières années d’activité.

Cela permet ainsi de limiter les charges pendant les 3 premières années, ce qui est un avantage intéressant pour les auto-entrepreneurs qui peuvent en bénéficier.

Le Versement Fiscal Libératoire de l’impôt sur les revenus auto-entrepreneur

Le 6ème et dernier avantage de l’auto-entreprise est la possibilité, dans certains cas, d’opter pour le Versement Fiscal Libératoire de l’impôt sur les revenus auto-entrepreneurs. Il s’agit d’une option exclusivement réservée aux micro-entrepreneurs.

L’option pour le versement fiscal libératoire vous permet de payer en un seul versement, l’impôt dû pour votre activité auto-entrepreneur en même temps que vos cotisations sociales. En effet, un pourcentage supplémentaire s’ajoute à vos déclarations de chiffre d’affaires mensuelles (ou trimestrielle) pour le paiement de l’impôt sur le revenu dû pour l’activité auto-entrepreneur.

Outre la simplification de la gestion de votre trésorerie, cela vous permet d’anticiper toutes vos charges, y compris l’impôt. De plus, lorsque vous êtes imposable, l’option pour le versement libératoire est souvent intéressante car elle vous permettra de payer moins d’impôts qu’en optant pour le régime classique !

Les avantages sont donc nombreux :

  • Un calcul simple et clair du montant de l’impôt à payer
  • La possibilité d’anticiper le montant de votre impôt auto-entrepreneur
  • Un impôt souvent plus faible que si vous étiez au régime classique (à condition d’être imposable !)
  • Une gestion plus fluide et plus simple de votre trésorerie

Les 6 inconvénients du statut auto-entrepreneur

Bien que les avantages du statut sont nombreux, il existe également des inconvénients au statut auto-entrepreneur qui font que ce statut n’est pas adapté à tous les projets de création d’entreprise.

Un statut réservé aux très petites entreprises en raison des plafonds de chiffres d’affaires

Le 1er inconvénient de ce régime est lié à sa limitation aux entreprises ne réalisant pas un chiffre d’affaires important.

Même si les plafonds ont été augmenté depuis le 1er janvier 2018, le régime de la micro-entreprise est limité aux entreprises réalisant un chiffre d’affaires inférieur à :

  • 170 000 € pour les activités commerciales (ventes de marchandises, fourniture de denrées alimentaires, fourniture de logement)
  • 70 000 € pour les activités de prestations de services artisanales et commerciales et pour les activités libérales.

C’est pourquoi le statut est souvent utilisé pour tester une activité ou un projet ou encore pour un complément d’activité. Dès que l’entreprise se développe, il vous faudra certainement changer de statut pour en choisir un plus avantageux et plus adapté.

L’impossibilité de déduire ses charges en micro-entreprise

Le 2ème inconvénient, et certainement un des plus importants, est l’impossibilité de déduire ses charges au statut auto-entrepreneur !

En effet, vous ne pourrez pas déduire les charges liées à l’activité pour calculer le bénéfice à déclarer pour payer vos cotisations sociales et votre impôt. Vous payez vos impôts et cotisations sociales en fonction de votre chiffre d’affaires et non de votre bénéfice.

Cependant, l’administration fiscale se chargera d’appliquer un abattement forfaitaire lorsque vous ferez votre déclaration de revenus pour prendre en compte vos frais professionnels de manière forfaitaire.

Vous ne pouvez pas non plus “amortir” vos investissements et donc vous ne pouvez pas déduire en charge une dotation aux amortissements, comme une entreprise classique.

L’impossibilité de récupérer la TVA sur vos investissements, frais professionnels et achats liés à l’activité

Dans la même idée, et puisque vous ne facturez pas de TVA, vous ne pourrez pas non plus demander le remboursement de la TVA payée sur vos frais professionnels et investissements. En effet, vous serez au régime de franchise en base de TVA. La contrepartie de ne pas facturer de TVA est de ne pas pouvoir non plus la récupérer sur vos investissements, frais professionnels et achats liés à votre activité auto-entrepreneur. 

En cas de dépenses importantes ou d’investissements importants nécessaires pour votre activité, cela constitue un vrai inconvénient et parfois cela peut vous contraindre à opter pour un autre statut, comme une EURL ou une SASU.

L’affiliation obligatoire à la Sécurité Sociale des Indépendants (anciennement RSI)

Le 4ème inconvénient du régime auto-entrepreneur est lié à l’obligation d’affiliation à la Sécurité Sociale des Indépendants, anciennement appelée Régime Social des Indépendants (RSI), pour votre sécurité sociale.

Ce régime a longtemps connu de nombreux dysfonctionnements et a été vivement critiqué par les affiliés qui recevaient des appels à cotisations erronés ou qui avaient de grande difficultés à obtenir les remboursements de leurs frais de santé.

Toutefois, la gestion de la Sécurité Sociale des Indépendants s’est nettement améliorée depuis ces 2 dernières années. De plus, il est prévu que les auto-entrepreneurs seront progressivement gérés par le régime classique (CPAM).

Cependant, il existe encore des différences de traitement pénalisantes, notamment pour les auto-entrepreneurs qui exercent une activité libérale. En effet, ces derniers ne bénéficient pas d’indemnités journalières en cas d’arrêt de travail, ce qui peut être lourd de conséquences lorsqu’on n’a pas prévu cette éventualité en se couvrant avec une prévoyance santé par exemple.

Un régime de validation des trimestres de retraite particulier

Les auto-entrepreneurs cotisent pour leur retraite auprès de la sécurité sociale des indépendants (ou à la CIPAV pour les activités libérales réglementées) selon un régime particulier.

En effet, vous devrez déclarer un chiffre d’affaires minimum afin de valider vos 4 trimestres de retraite annuels. L’inconvénient est qu’il est donc possible que vous travailliez une année complète sans pour autant valider tous vos trimestres de retraite, en particulier si votre activité n’est pas suffisamment florissante !

Un régime qui peut entrainer certaines difficultés pour les auto-entrepreneurs

Enfin, les auto-entrepreneurs rencontrent souvent certaines difficultés indirectement liées au statut. Voici les principales difficultés que vous pourrez rencontrer du fait de ce statut :

  • La revente de votre micro-entreprise risque d’être compliquée voir impossible : en effet, vous ne faites pas de bilans comptables donc le repreneur ne pourra pas analyser la rentabilité de votre activité et il sera difficile de s’entendre sur un prix
  • Les établissements bancaires sont réticents à accorder des prêts aux auto-entrepreneurs, que ce soit pour leur activité professionnelle ou dans un cadre personnel
  • Si vous exercez une activité en BtoB (vous vous adressez à d’autres entreprises), vous risquez d’avoir du mal à convaincre vos clients professionnels car ils ne pourront pas récupérer la TVA sur vos ventes ou prestations puisque vous ne leur facturerez pas de TVA
  • Enfin, certains partenaires, clients ou donneurs d’ordres expriment parfois un manque de confiance vis-à-vis des auto-entrepreneurs

conclusions sur les avantages et inconvénients du statut auto-entrepreneur

Nous avons résumé pour vous les 6 principaux avantages et inconvénients du statut auto-entrepreneur. Même s’il comprend de nombreux avantages, les inconvénients de ce statut font qu’il n’est pas adapté à tous les projets.

Les activités pour lesquelles le statut auto-entrepreneur est adapté

En effet, la micro-entreprise est particulièrement adaptée aux activités :

  • Qui ne nécessitent pas ou peu d’investissements initiaux (achats de véhicule, d’outillage important, etc.)
  • Qui n’engendrent pas ou peu de frais pour réaliser le chiffre d’affaires (déplacements, achats de marchandises ou de matières premières, sous-traitance, etc.)
  • Qui peuvent se réaliser à domicile ou au domicile des clients (pour éviter d’avoir des frais liés au local professionnel comme le loyer ou les charges d’eau et d’électricité)
  • Pour lesquelles le fait de ne pas pouvoir récupérer la TVA sur les frais et achats n’est pas problématique
  • Dont le chiffre d’affaires restera en dessous des seuils annoncés plus haut dans l’article

Les activités incompatibles avec les inconvénients de la micro-entreprise

En effet, les inconvénients du statut auto-entrepreneur font que ce statut n’est pas vraiment adapté aux activités :

  • Nécessitant l’embauche de salariés
  • Pour lesquelles les investissements, frais et/ou achats vont être relativement importants
  • Qui ont vocation à se développer rapidement risquant ainsi de dépasser les seuils de chiffres d’affaires

Alors, le statut auto-entrepreneur est-il adapté à votre projet ?

Si vous avez des doutes ou si vous souhaitez vous lancer, prenez contact avec les experts de Mon-AutoEntreprise.fr ! Nous répondrons avec plaisir à toutes vos questions, vérifierons que le statut est adapté à votre projet et nous vous accompagnerons dans les démarches de création de votre micro-entreprise.

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